Non au coup d’état constitutionnel et institutionnel au Cameroun perpétré par le régime Rdpc.Exprimez votre engagement en signant cette pétition en ligne. Chaque signature renforce une mobilisation citoyenne pacifique pour le changement.
Moins de 24 heures après son lancement, la plateforme en ligne de la pétition initiée par le président du MRC, Maurice Kamto, affiche une croissance fulgurante des signatures. Malgré une attaque informatique qui avait temporairement paralysé le site, la mobilisation des Camerounais, au pays comme dans la diaspora, ne faiblit pas et témoigne d’une détermination sans précédent.
Lancée hier lundi 06 avril 2026, la plateforme cameroon-petitions.com a connu un démarrage spectaculaire. Selon le communiqué officiel publié par Maurice Kamto lui-même sur sa page Facebook, la pétition avait déjà recueilli plus de 8 000 signatures en une seule heure. Un engouement massif qui a visiblement surpris les organisateurs et leurs adversaires ! Quelques heures plus tard seulement, le site était rendu inaccessible. Maurice Kamto a immédiatement dénoncé un hack : «La plateforme en ligne […] que nous avons lancée a été hackée, alors même qu’elle avait déjà recueilli plus de 8 000 signatures en une heure. Nos équipes techniques sont actuellement mobilisées pour rétablir la plateforme dans les plus brefs délais et renforcer son niveau de sécurité.» Le site a été restauré et la barre des 28 990 signatures a été franchie.
Ce mardi 07 avril au matin, la plateforme se trouvait à nouveau pleinement opérationnelle. Depuis, le site est accessible sans difficulté ; il est conseillé de lire le texte de la pétition avant de le signer en quelques clics. Et le compteur officiel affiche désormais 47 733 signatures. En moins de 24 heures, la pétition a donc triplé (et même un peu plus) le nombre de soutiens enregistrés avant l’attaque. C’est la preuve concrète que la mobilisation n’a pas été stoppée par le piratage : au contraire, l’incident semble avoir amplifié le buzz et renforcé la détermination des signataires.
Intitulée «NON au coup d’État constitutionnel et institutionnel en cours au Cameroun perpétré par le régime RDPC», la pétition porte sur trois points principaux : NON à la création du poste de Vice-président de la République (considérée comme une succession négociée violant l’article 64 de la Constitution); NON à la prorogation répétée des mandats des députés (violation de l’article 15 alinéa 4) ; NON à la prorogation des mandats des conseillers municipaux via la manipulation de la loi électorale. Elle exige le respect strict de la Constitution et la souveraineté du peuple camerounais exprimée par les urnes.
Le fait que la pétition ait non seulement survécu au hack mais qu’elle ait continué à croître à cette vitesse démontre deux choses : la colère populaire face aux réformes constitutionnelles adoptées en mars 2026 est réelle et massive, les outils numériques permettent aujourd’hui à l’opposition de contourner les obstacles classiques et de toucher directement la population. Maurice Kamto et son équipe ont promis de tenir le public informé de l’évolution. Le compteur continue visiblement de tourner en temps réel. À ce rythme, le cap des 60 000, puis des 100 000 signatures, voire des 200 000 pourrait être franchi très rapidement. La balle est désormais dans le camp du régime. Face à une telle vague de rejet exprimée pacifiquement et légalement, les autorités pourront-elles ignorer ce cri du peuple ? L’avenir proche le dira.
Vous n’avez pas encore signé ? Rendez-vous sur _https://cameroon-petitions.com/_
. La mobilisation est en cours et, comme le montrent les chiffres, elle porte déjà ses fruits.
Source :Giovanni Yonga (stagiaire ARTV)