Les discussions sur le tribalisme deviennent tellement prégnantes qu’elles faussent la perception du réel. Il s’agit, pour certains partisans et adeptes de cette gangrène, de lui faire jouer à fond, son rôle instrumental de manipulation, de division, de diversion, d’empêcheur de joindre ou d’unir nos forces pour lutter contre les maux qui nous accablent et contre le régime que nous subissons.
Les massacres survenus au Rwanda et au Burundi nous ont pourtant montrés que les chimères sont dangereuses et peuvent être ou sont à l’origine de monstrueuses atrocités. Exacerbé depuis 1960 au Cameroun, le problème tribal/ethnique est inséparable de la politique. Ceux ou celles qui ont confisqué notre patrimoine commun, en s’appuyant sur la corruption, la manipulation, l’exploitation et l’instrumentalisation des tribus pour accéder et/ou se maintenir au pouvoir, exploitent nos faiblesses, nos lâchetés, notre incapacité à faire foule, et, prennent une joie maligne à nous faire souffrir et à nous soumettre à toutes sortes d’humiliations.