DIEUDONNÉ ESSOMBA DÉCRIT LE BELLIQUEUX OWONA NGUINI ET SES MÉTHODES.

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DIEUDONNÉ ESSOMBA DÉCRIT LE BELLIQUEUX OWONA NGUINI ET SES MÉTHODES.

LE GOUVERNEMENT DU CAMEROUN ET SES INTELLECTUELS

Pour alimenter la croyance en leur expertise et maintenir à tout prix leur fausse crédibilité, certains intellectuels, sous la houlette du belliqueux OWONA NGINI, continuent à entretenir un tracas d’illusions sur la crise anglophone, en relativisant tous les graves indices montrant clairement que le Gouvernement a fait fausse route en leur faisant confiance. A coups de sophisme et de paralogisme, ils manipulent des arguments dignes de sorcellerie, dans la pure tradition des Gourous.

Les thèmes sur lesquels ils appuient leurs thèses fausses sont les suivants :

I. SUR L’IMPACT DU FEDERALISME

Pour eux, le Fédéralisme ne peut pas avoir d’impact au motif que les Sécessionnistes ne l’ont jamais réclamé.

Bien sûr que les Sécessionnistes n’ont jamais réclamé un Etat Fédéral dans aucun pays du monde, sinon ils ne seraient pas sécessionnistes !

Mais un tel raisonnement est totalement puéril, puisqu’il méconnaît que, comme tout fait social, le Sécessionnisme a une dynamique propre qu’il faut- contrôler. Tous les Anglophones qui sont séparatistes aujourd’hui ne l’ont pas toujours été ! Dans ce genre de mouvement, il y a quatre groupes bien distincts :

  1. LES SECESSIONNISTES IDEOLOGIQUES pour qui le NOSO est une colonie camerounaise qui doit obtenir par tous les moyens son indépendance. Bloqués dans une vision idyllique de leur pays imaginé, l’indépendance devient pour eux une idée fixe qui structure leur existence et focalise tous leurs efforts. Intransigeants , radicaux et déterminés, ce groupe élabore et diffuse en permanence la pensée séparatiste : lecture orientée de l‘histoire du Cameroun, mauvais résultats économique, amplification de la nostalgie de l’indépendance, mise en épingle des moindres bavures subies par les Anglophones, etc.

Ils ne dorment jamais tant que leur projet n’est pas réalisé et écument les missions diplomatiques pour faire valoir leur cause.

Ils détestent leurs autres compatriotes qui prônent autre chose, appellent la population à une guerre de libération et ne négocient jamais, mais ils sont toujours très minoritaires dans la population (moins de 1%).

Chez les Anglophones, de tels Sécessionnistes existent depuis le premier jour de la réunification en 1961. Mais jusqu’en 2016, leur cause n’a jamais prospéré et ils ont toujours vécu de manière larvaire, se signalant sporadiquement par des actions de provocation comme la proclamation de leur indépendance les 1er Octobre.

-LES SECESSIONNISTES PAR DECEPTION : ce sont des Anglophones qui n’ont jamais remis en cause leur statut de Camerounais, mais ont toujours été favorables à l’instauration d’un modèle fédéral. Les motivations sont multiples. Elles peuvent être historiques, auquel cas elles renvoient à la nostalgie de la Fédération de 1961-1972. Elles peuvent aussi être sociologiques et conduisent à proposer une Fédéralisation à 10 Etats. Elles peuvent enfin se rattacher à la gouvernance macroéconomique, lorsqu’elles proposent la mise en place des Etats économiquement viables, sans fixer a priori les frontières.

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L’adhésion des Anglophones de ce groupe à la Sécession relève de la déception et l’agacement face à l’autisme d’un Gouvernement qui ne leur laisse comme alternative que l’adhésion à ses « unités nationale » qui, pour eux, s’assimile à l’oblitération de leur identité.
C’est ce groupe qui a alimenté l’essentiel des troupes de la Sécession.

-LES SECESSIONNISTES CIRCONSTANCIELS : ce sont les Anglophones qui n’avaient pas une posture idéologique définie, mais qui ont adhéré à la Sécession pour des raisons diverses : brutalité policière, perte de leur patrimoine et des membres de leur famille, etc.

Comme on le voit avec ces 3 groupes, la Sécession est un phénomène essentiellement dynamique. Une mauvaise approche peut transformer les Fédéralistes et les Neutres, autrement dit, l’écrasante majorité de la population, en Sécessionnistes radicaux.

Il y a donc une ligne de conduite qu’un Gouvernement éclairé doit respecter quand un pays est susceptible de développer une Sécession : maintenir les Sécessionnistes idéologiques dans leur état d’isolement larvaire, en empêchant à tout prix le basculement du gros de la population vers ce groupe extrémiste.

Et cela se fait en évitant de conforter les arguments des Sécessionnistes : le reproche que je fais au Gouvernement et à ses intellectuels est justement là ! En déclarant ouvertement que la forme de l’Etat n’est pas négociable, en entretenant en sous-main des manifestations anti-fédéralistes, en emprisonnant les Fédéralistes, le Gouvernement a fait au-delà de ce qu’auraient pu espérer les Sécessionnistes idéologiques.

C’était du pain béni pour les rebelles!

Leurs arguments, jusque-là peu audibles, étaient point par point confirmés, et ils pouvaient triompher en disant aux autres Anglophones : « vous-mêmes, vous voyez ! Nous vous avions bien dit que ces gens nous dominent, nous écrasent et sont entrain de nous absorber ! Nous sommes devenus une sous-colonie d’une colonie française, des esclaves, des sujets, des sous-hommes et, nous n’avons plus aucune liberté! Levons-nous et combattons pour retrouver notre liberté ! »

Et les arguments sécessionnistes étaient d’autant plus poignants qu’une bande d’imbéciles a soutenu le discours particulièrement dangereux et provocateur que tout retour au Fédéralisme était la voie tracée à la Sécession ! Quelle idiotie ! Les Anglophones étaient avaient choisi le Cameroun au lieu du Nigeria sur la base d’un Etat fédéral dont la forme ne devait jamais être modifiée ! Comment peut-on transformer cet acte d’amour fraternel en un acte de conquête militaire ? Quelle folie !

Et voilà qu’un mouvement, jusque-là insignifiant s’est transformé en un incendie terrifiant et incontrôlable !

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Le Cameroun a eu une dernière espérance, quand l’actuel Premier Ministre, récemment nommé, a fait une tournée dans le NOSO en disant qu’on peut discuter de tout, sauf de la Sécession. On a alors vu la population accueillir ce discours avec un enthousiasme délirant, avant que les extrémistes du régime ne viennent doucher leur espérance en fermant définitivement la porte à la seule mesure qui aurait pu sauver les meubles.

Aujourd’hui, quelle est la situation ? Les Sécessionnistes, qui datent de depuis l’Indépendance, ont profité des erreurs du régime pour grossir leurs rangs et les radicaliser. Ils ont le vent en poupe et renforcent leur présence sur le terrain.

La seule espérance aujourd’hui est de retourner la masse fédéraliste et neutre anglophone ; afin qu’elle rentre à son ancienne posture.

En espérant qu’il n’est pas encore trop tard !

II. SUR L’ENTETEMENT GUERRIER

Sur le plan militaire, les mêmes intellectuels entretiennent à coups de sophismes de plus en plus insolites l’étrange théorie suivant laquelle l’Etat unitaire finira nécessairement par surmonter le mouvement Sécessionnistes, car cela est dans le principe.

Pour eux, la notion d’impossibilité n’existe pas !

Mais on se demande bien sur quoi ils se fondent pour entretenir de telles espérances. Si le monde évolue, c’est bien parce que de tels mouvements battent les Etats ! S’il y avait un principe suivant lequel l’Etat gagne toujours, l’Humanité serait toujours dans le Paléolithique. Mais partout dans le monde, on voit le changement. Comment des gens peuvent-ils entretenir la croyance que rien ne peut changer au Cameroun alors même que le Cameroun est une création coloniale qui a bien connu des changements dans son passé ?

On les voit élaborer de loufoques scénarios de guerre victorieuse fondées sur le recours à l’aviation ou des drones magiques qui iraient traquer les Amba Boys et raser les forêts !

Bon Dieu, nous ne sommes pas dans les mangas japonais ! Nous sommes dans la réalité concrète, dure, dans laquelle un Gouvernement est confronté à une guérilla séparatiste. Et on sait depuis les frères Macchabés de la Bible, en passant par les milliers de mouvements de libération, qu’il n’y a rien de plus difficile à surmonter qu’une guérilla de libération.

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On a vu dernièrement les Américains pourchassés honteusement d’Afghanistan par les Talibans, après 20 ans d’une occupation militaire ruineuse et 2 Millions de Milliards de FCFA de dépenses ! Et en dépit du déploiement de tout l’arsenal inimaginable, dans des conditions géographiques particulièrement favorables puisque dans un désert totalement découvert.

On ne voit donc pas très bien quelle technologie magique et quelle stratégie sophistiquée le Cameroun pourrait développer pour mettre au pas une Sécession recouvrant 20% de sa population, et dans une Région particulièrement difficile, faites de grosses montagnes escarpées et de forêts inextricables, où les moyens technologiques ne sont pas utilisables.

Et qui, plus est, avec un pays qui ne produit aucune technologie, qui se trouve en sévère manque de liquidités internationales et sans le moindre soutien de la population locale !

Certains poussent l’outrecuidance jusqu’à indiquer à l’armée ce qu’elle doit faire ! L’armée du Cameroun est très bien formée et expérimentée. Les scénarios loufoques que ces rêveurs élaborent dans leur cervelle malade, les militaires les connaissent ! C’est leur métier ! S’ils ne les appliquent pas, ce n’est pas parce qu’ils ne les connaissent pas : c’est simplement parce que ce n’est pas applicable !

La situation militaire actuelle au NOSO est donc, de manière claire, le plus qu’on puisse avoir et il n’y a pas lieu d’espérer un autre scénario. Si l’armée n’arrive pas à réduire la rébellion, ce n’est pas parce qu’il lui manque de moyens, ou que les chefs militaires commettent des erreurs, ou parce que l’armée n’a pas de matériel technologique.

C’est tout simplement parce que ce n’est pas cela la solution ! Vous ne pouvez pas guérir du paludisme avec du vermifuge.

La Sécession anglophone est un problème politique, uniquement politique et l’armée n’a rien à voir dans cette affaire.

Les OWONA NGUINI et autres sont des menteurs et des imposteurs. Ils viennent réciter les fadaises qu’ils ingurgitent de leurs mystérieux grimoires pour paraitre savants, mais ce tracas de connaissances livresques n’a aucune valeur sur la situation concrète du Cameroun. Le Gouvernement a clairement tort de suivre ces charlatans qui ne peuvent lui apporter aucun bien !

Il y aura bien un moment où le Gouvernement s’écriera, les mains sur la tête, les yeux révulsés : « Bon dieu, j’écoutais les fous ! »

Mais peut-être sera-t-il déjà trop tard !

SourceFacebook: Dieudonné ESSOMBA

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