Décès de Pa Achidi le théoricien du “politics na Njangui”

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Cameroun: Décès du sapeur pompier du système Biya.Achidi Achu etait dans les années 1992 à la tête du gouvernement des Realpolitikiens qui sauvèrent le régime Biya de la vague du changement. Au RDPC, ils enterrèrent “la politique de la rigueur et de la moralisation” conduite par les philosophes comme Joh Mouelle et qui n’avait pas réussi à contenir les “ventres affamés” pour introduire le réalisme politique ayant permis de stabiliser le régime Biya.

Appelé par ses détracteurs “la vache qui rit”, ce challenger de l’opposant Ni John Fru Ndi qui avait alors le vent en poupe aura contribué substantiellement à affaiblir l’opposition camerounaise des années 1990. Issu de la même ère culturelle du grassfield que Ni John Fru Ndi, le père du “Sofa don finish” et du “power to the people”, Simon Achidi Achu aura lancé le “politics na Njangui” qui a transformé le sens de l’engagement politique au Cameroun pendant ces 25 dernières années.

Ce faisant, le Premier Ministre Achidi Achu est incontestablement le père du clientélisme politique camerounais sous sa forme actuelle. Les attentes du Njangui en échange du vote ou de l’adhésion au RDPC, parti au pouvoir, sont tellement fortes qu’elles ne laissent que très peu de place à l’idéologie politique. Achidi Achu expliquait en effet qu’il valait mieux choisir le RDPC afin d’avoir une compensation en retour étant donné que c’est le parti qui avait le pouvoir et les possibilités de donner.

Il expliquait qu’il était insensé de choisir l’opposition qui ne pouvait donné ni route (infrastructures), ni poste politico-administratif, ni argent, ni avancement, ni affectation, ni marché public, ni allègement fiscal, etc. C’est depuis cette époque (1994) que l’action publique avait au Cameroun “l’oeil pour discerner et les dents pour croquer”(Kakdeu, 2014). On parla alors du “mangement et du boivement” en référence au réseau de clientèles. Les fiefs de l’opposition étaient sevrés des investissements publics en guise de représailles. Quiconque avait besoin d’un service public au Cameroun devait entrer dans ce réseau de clientèles. Le discours de campagne du RDPC est depuis lors le même : “votez Paul Biya pour que votre localité ait l’adduction d’eau, l’électrification, le bitumage des routes, la construction des salles de classe ou des hôpitaux, etc. Votez afin que l’on ait un ministre ou une personne haut placée, etc.”

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En rappel, dans la culture du geassfield, le Njangui est un jeu du donnant-donnant dans lequel est exclu toute personne n’ayant rien donné. Vous ne bénéficiez pas du Njangui si vous n’entrez pas dans le cercle des contributeurs. Transposé en politique, ce mode de fonctionnement détermine le clientélisme camerounais tel qu’il est appliqué de nos jours: Pour obtenir le vote des camerounais ordinaires, il faut leur donner quelque chose en retour.

Les promesses de changement ne font pas trop rêver les prescripteurs du vote populaire qui ont des intérêts à protéger ou à défendre.Simon Achidi Achu, tout comme Paul Biya, est pour la science politique un sujet d’étude. Son âme est parti mais, ses actions feront encore l’objet des recherches scientifiques.Qu’il repose en paix!

SourceFacebook: Louis Marie Kakdeu

IL est né le 5 novembre 1934 à BAMENDA,dans le Département de la MEZAM.

Il occupe le poste de comptable au tout début de sa carrière professionnelle dans la commune de Bamenda – WIDIKUM.Par la suite,il devient adjoint stagiaire dans l’une des plantations de la “CAMEEOON DEVELOPPEMENT CORPORATION ( CDC ).

Après ses études primaires et secondaires,il s’inscrit à L’UNIVERSITÉ DE YAOUNDÉ I,puis à L’ÉCOLE NATIONALE DE L’ADMINISTRATION ET DE LA MAGISTRATURE (ENAM)

.Il commence sa carrière politique comme TRADUCTEUR-INTERPRETE à la Présidence de la République.

Le 24 juillet 1968,il est nommé ensuite inspecteur d’État et en 1971,il est nommé secrétaire général au ministère de la fonction publique.

Le 29 octobre 1971,il est nommé ministre délégué à l’inspection de l’État.Il assume le poste de ministre de la justice durant la période allant du 3 juillet 1972 au 30 juin 1975.

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Il exerce la fonction de ministre de la justice.

Il.fut le premier ministre de la République du Cameroun du 9 avril 1992 au 19 septembre 1996.Il reste célèbre pour avoir eu pour SLOGAN électoral la devise << POLITIC NA NJANGUI>>, qui signifie << LA POLITIQUE EST UNE TONTINE>>,tu me cotisés,je te cotise.

Depuis les premières élections sénatoriales du 14 avril 2013,il est élu sénateur dans la Région du NORD-OUEST.

• CARRIERE POLITIQUE

✓ 29 octobre 1971- 3 juillet 1972: Il devient ministre de l’inspection générale de l’État

✓ 3 juillet 1972- 30 juin 1975 : Il devient le TOUT PREMIER ( je crois ) ministre de la justice

✓ 9 avril 1992-19 septembre 1996: Il est nommé premier ministre.

N.B.: Il a grandi chez MAMADOU DAVID de NGAOUNDÉRÉ pour ceux qui connaissent son Histoire et là nous sommes dans les années 30.

Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille biologique si durement éprouvée et à toute la République qu’il avait servi avec patriotisme.

Source: WhatsApp

Titre de Icicemac.com

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