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La nouvelle de la mort en détention d’Anicet Ekane, opposant camerounais, résonne comme un écho tragique d’une réalité qui gangrène encore trop de nations africaines. Comment, au XXIᵉ siècle, peut-on encore concevoir une politique où la liberté d’un opposant se conquiert non devant un juge, mais au seuil de la mort ? Quel est donc ce modèle politique où la prison devient l’ultime horizon de ceux qui osent penser autrement ?

Le berceau de l’humanité devenu le tombeau de l’humanité.

L’Afrique ne mérite pas cela. Notre continent, que l’on décrit volontiers comme le berceau de l’humanité, est trop souvent devenu le tombeau de l’humanité (respect de la dignité humaine), des voix dissidentes. Or à force d’étouffer les contradictions, on fabrique de la frustration. À force de confondre pouvoir et toute-puissance, on engendre des pays fracturés. À force de réduire l’opposition au silence, on installe durablement la peur, la méfiance et l’instabilité.

Les divergences perçues comme des menaces.

Ce système où l’on réprime au lieu de convaincre, où l’on enferme au lieu de débattre, est l’une des causes profondes des divisions qui secouent sans répit nos États. Comment espérer bâtir des nations stables lorsque chaque pensée divergente est perçue comme une menace ? Comment espérer le développement lorsque l’énergie politique est consacrée non à gouverner, mais à traquer ceux qui contestent ?

Une raison du retard africain.

Le retard africain n’est pas un mystère : il est aussi le produit de décennies de gouvernances crispées, incapables d’accepter la pluralité comme richesse. Tant que l’opposant ne sera libre qu’en rendant l’âme, tant que les idées seront combattues par les barreaux, tant que la politique restera un champ de survie plutôt qu’un espace de débats, nous marcherons à reculons.

De la nécessité pour l’Afrique d’intégrer la contradiction.

Il est temps que l’Afrique cesse d’avoir peur de ses propres enfants. Un continent ne progresse pas en éliminant la contradiction, mais en l’intégrant. La grandeur d’une nation se mesure à sa capacité à protéger même ceux qui la contestent. Et tant que ce principe ne deviendra pas une réalité politique, nos crises, nos fractures et nos retards n’auront aucune raison de cesser.

 

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