Harcèlement, Incompétence et Népotisme: François Marc Modzom, un Directeur dans la Tourmente.
La prestigieuse École supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication(ESSTIC) de Yaoundé est en proie à une crise de légitimité sans précédent. Son directeur, François Marc Modzom, nommé dans des conditions opaques que d’aucuns qualifient « d’effraction administrative », symbolise une gouvernance controversée.
Une enquête révèle un parcours académique fragile, des méthodes managériales toxiques et une gestion entachée par de graves allégations, dressant le portrait d’un homme rongé par le syndrome de l’imposteur.
Une thèse sur un sujet aussi obscur que clientéliste
Les fondements mêmes de la carrière universitaire de M.Modzom seraient bâtis sur le sable. Recruté en 2008 à la faveur de la magnanimité du Professeur Laurent Charles Boyomo Assala, il ne possédait alors pas les prérequis standards pour enseigner. Titulaire d’une licence en journalisme et d’un DESS laborieusement acquis à Strasbourg, il a dû attendre 2015 pour soutenir une thèse sur un
sujet aussi obscur que clientéliste les « silences de Paul Biya ». Un travail que Séverin Tchounkeu, patron du groupe Équinoxe, n’a pas hésité à qualifier d’« arnaque intellectuelle », le comparant à un simple mémoire de Master.
Une absence notoire de publications scientifiques
Son parcours académique est par ailleurs marqué par une absence notoire de publications scientifiques. Il a accédé au grade de Maître de conférences non par les voies traditionnelles de la recherche, mais en recyclant sa fameuse thèse, une étude sans relief sur les « silences de Paul Biya », en un prétendu ouvrage. Cette manœuvre contourne délibérément une règle fondamentale : une thèse de doctorat, en elle-même, ne saurait tenir lieu de qualification pour le
rang de Maître de conférences.
Surpris en flagrant délit d’enregistrement clandestin du CCIU
Cette propension à s’affranchir des usages s’est une nouvelle fois manifestée lors de son audition devant le CCIU. Les examinateurs l’ont, en effet, surpris en flagrant délit d’enregistrement clandestin de la séance, un manquement grave au serment de confidentialité qui entoure ces procédures
Cet épisode révèle un mépris inquiétant pour l’éthique académique et confirme un schéma récurrent de transgression des règles.
Une personnalité dépeinte comme toxique et calculateur.
Au-delà de l’incompétence académique, la personnalité de François Marc Modzom est dépeinte comme toxique et calculateur. Il serait un adepte du harcèlement moral et sexuel, une accusation d’une gravité exceptionnelle. Lors de son installation, le Recteur Minkoa She lui aurait publiquement lancé, en présence de sa famille : « Arrêtez de harceler vos étudiantes, qui ont pour la plupart l’âge de vos enfants. » Un reproche solennel qui plane depuis comme une ombre sur son magistère.
L’Esstic est dévouée à ses intérêts personnels
Son management a transformé l’Esstic en une institution dévouée à ses intérêts personnels. Il y aurait instauré un système népotique, faisant recruter un de ses cousins comme « rabatteur », et considérerait ses collègues non comme des collaborateurs, mais comme des adversaires à abattre. L’établissement, autrefois fleuron, sombre dans un amateurisme désolant : absence d’emploi du temps fiable, cours sans enseignants, salles plongées dans l’obscurité.
Intégrité morale douteuse et légitimité académique vacillante
Sous la direction de François Marc Modzom, l’Esstic, berceau de l’excellence camerounaise en journalisme et communication, vit des heures sombres. Le constat est sans appel : une gestion chaotique, une intégrité morale mise en doute et une légitimité académique vacillante. La communauté universitaire et l’opinion publique attendent désormais que les autorités de tutelle mettent un terme à ce qui est perçu comme une « berezina » institutionnelle, afin de restaurer le prestige et la sérénité d’un établissement essentiel pour le Cameroun.
Source: /panoramapapers.com
Par Joël Onana