CAMEROUN : CLÔTURER L’ANNÉE SCOLAIRE EN COURS SANS RETOURNER A L’ECOLE LE 1er JUIN 2020

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Pour préserver la jeunesse scolaire d’une contamination massive au coronavirus.Les enseignants et les experts des questions de l’enseignement scolaire sont tous d’accord qu’au moment où les élèves étaient renvoyés chez eux le 17 mars 2020 pour cause de covid-19, les programmes scolaires de l’année 2019/2020 étaient déjà couverts globalement à plus de 80%.

La question aujourd’hui est donc : au moment où la covid-19 est en train d’atteindre des chiffres de contamination de plus en plus inquiétants, est-il raisonnable d’inviter les élèves et les enseignants à retourner à l’école pour moins de 20% de programmes à boucler ?

Nous répondons sans hésiter par la négative. On n’a pas le droit de risquer la vie des jeunes camerounais et de nombreuses familles pour si peu, un bout de programme scolaire qui peut être rattrapé (si nécessaire) à la prochaine rentrée scolaire. On peut donc parfaitement clôturer l’année scolaire en cours sans un retour en classe.

1-POUR LE PASSAGE EN CLASSE SUPERIEURE

On peut s’appuyer sur les notes obtenues au cours des 2 premiers trimestres pour admettre les élèves en classe supérieure ou leur faire reprendre la classe. A la rentrée 2020/2021, on ferait en sorte que les nouveaux élèves de 6ème et de 2nde (issus des concours d’entrée en 2nde) commencent l’école 2 semaines après la date officielle de rentrée. Et pendant ces 2 semaines, les anciens élèves retourneraient dans leurs classes précédentes pour prendre le complément de cours non effectués en 2019/2020. Cela fait, ils retrouveraient leur nouvelle classe, et les nouveaux de 6ème et 2nde effectueraient aussi leur rentrée.

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2-POUR LES EXAMENS OFFICIELS

L’Etat peut décider exceptionnellement de se servir des notes de classe pour attribuer les diplômes officiels de l’exercice 2019/2020. Les dossiers d’examens étant déjà envoyés depuis fin 2019, on demanderait aux responsables d’établissements scolaires, en leur accordant un délai très court (pour éviter les tripatouillages), d’acheminer les livrets scolaires des candidats comme cela est habituellement fait en même temps que les copies des examens.

On conserverait en l’état les centres et jurys d’examens, et le rôle des enseignants y affectés ne sera pas de corriger les copies et de reporter les notes pour cette année, mais de vérifier les notes de classe à travers les livrets scolaires et d’en faire une synthèse qui sera reportée sur les relevés de notes aux examens :

– Les candidats qui auront une moyenne annuelle supérieure ou égale à 12/20, seront admis à l’examen ;

– Ceux dont la moyenne annuelle sera comprise entre 10/20 et 12/20 seront également admis si leur moyenne dans les matières de base et de premier groupe est supérieure ou égale à 10/20 ;

– Quant aux candidats dont la moyenne sera comprise entre à 09/20 et 10/20, leurs cas seront soumis à délibération avec ceux ayant entre 10/20 et 12/20 sans avoir une moyenne supérieure ou égale à 10/20 dans les matières de base.

Evidemment, le MINESEC et ses Offices d’examens pourront se faire concevoir un programme informatique permettant une évaluation rapide des notes de classe contenues dans les livrets scolaires.

3-LE FINANCEMENT DE CE TRAVAIL EXCEPTIONNEL

L’intéressement des enseignants devra être conséquent afin de leur permettre d’effectuer un travail de qualité, dans le respect des mesures barrières à la covid-19, et à l’abri de la corruption. Pour cela, on utiliserait non seulement le budget prévu pour ces examens, mais on pourrait le rallonger avec les fonds non utilisés pour les jeux FENASSCO qui n’ont pas pu avoir lieu en 2020.

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N.B. : La présente proposition émane d’un parent, profane des questions d’éducation, et elle comporte certainement beaucoup d’insuffisances et d’incongruités. Mais si les spécialistes peuvent en tirer quelque chose pour penser une fin d’année scolaire sans un retour suicidaire à l’école, alors ce sera ça de gagné.

Voici venu le moment d’affirmer utilement que le Cameroun est un Etat souverain !

Humblement, vôtre.

Source: Charles MONGUE-MOUYEME

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