Aimé Mathurin MOUSSY: Grand Dialogue National- Cinq jours pour danser le cha-cha-cha

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Le Grand Dialogue National. Un raout. Quand on ploie sous la bêtise, il faut parfois tenter un sursaut d’orgueil . Le vaste mélange de coterie, de tourisme (diaspora), de loisirs (soirée de gala), porté par la majorité présidentielle, ayant pour but d’apporter l’accalmie, a plutôt bombardé d’ennuis ce gouvernement. En somme, cinq jours ouvrés, à la petite semelle. Pour enfin libérer Kamto.Toutes ces acrobaties visent à emberlificoter un pouvoir vomi.

Les faux maquisards

Le programme change aussi. Le spectacle a changé. Ce dialogue nous aura montré toutes les incongruités dont sont passés maîtres les dirigeants camerounais. La sortie inadaptée et inopportune des anciens maquisards, qui se sont repentis. Pas un gros sacrifice tant cette absurdité apparaissait depuis le début comme le truc fabriqué de toutes pièces. Comment faire croire au commun des Camerounais que des maquisards, apparaissent impromptus à une cérémonie sans qu’on ne sache les faits d’armes. Entre temps, le gouvernement Suisse fait savoir qu’il continue de négocier avec les sécessionnistes. Tandis que sur le terrain aucune bougée de la part des maquisards, qui paradent et défient les autorités. Tout ceci laisse à démontrer l’impréparation et l’amateurisme des organisateurs de cette foire.

Rien que du vent

« Mais, en cinq jours de débat seulement, en l’absence des leaders des principaux groupes séparatistes qui la boycottent et parce que M. Biya avait d’emblée exclu même la proposition a minima d’un retour au fédéralisme, ce grand dialogue a très peu de chance d’aboutir à la paix, estiment les politologues et les experts du Cameroun. » Le Monde.

Ironie de l’histoire, c’est cette arrogance de Biya de l’époque, qui prétendait ne pas pouvoir négocier avec des hors-la-loi, mais c’est encore cette horde de « voyous », qui doit venir voler au secours d’un régime qui se noie. Incapables de mater la contestation dans les zones anglophones, les autorités ont dégainé un texte anticonstitutionnel en invoquant un statut spécial pour ces deux zones d’expression anglaise. Véritable boîte de Pandore, son utilisation signe peut-être la fin de l’état de droit dans la région qui réclame son autonomie.

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Le cha-cha-cha

Bien que les Africains adorent les mouvements du corps et de l’âme. L’âme du Noir, ne se retrouve souvent que dans son état d’esclave. Ces hommes qui sont frappés du syndrome de Stockholm.

Ils ont une si petite estime d’eux mêmes, et surtout de leurs compatriotes, qu’ils viennent se fendre de motions de soutien. Dans une situation dramatique. Dans des épopées mortuaires. Et pourtant, la situation est grave. Il ne faudra pas attendre longtemps pour découvrir la cerise sur le gâteau.

« Je puis vous assurer que toutes feront l’objet d’un examen attentif et diligent dans la perspective de leur mise en œuvre, en tenant compte de leur opportunité et de leur faisabilité, mais aussi des capacités de notre pays .  » Paul Biya.

Comme les Camerounais aiment la fête, ils ont donc l’occasion de bien se cadencer(libération de Kamto et autres), au rythme du cha-cha-cha, version Paul Biya.Pour les bandits à cols blancs et autres escrocs, dont le Cameroun tient la palme d’or, faire le cha-cha-cha,veut dire: Arnaquer. Chapeau bas!

Source Facebook: Aimé Mathurin MOUSSY

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