FORUM DE LA DIASPORA PATRIOTIQUE CAMEROUNAISE Du 28 et 29 avril 2018  A Bruxelles en Belgique

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FORUM DE LA DIASPORA PATRIOTIQUE CAMEROUNAISE Du 28 et 29 avril 2018  A Bruxelles en Belgique

CONTRIBUTION DU Mouvement Pour la Refondation du Cameroun
« LA CARAVANE DE L’ALTERNANCE»

PATRICE EKWE EDIMO SILO

Cher(e) Camarade du Forum de la Diaspora Patriotique Camerounaise,
Monsieur le Coordonnateur Général du Comité de Suivi – Cher Père Ludovic LADO,
Le Forum de la Diaspora Patriotique Camerounaise dont nous mesurons toutes et tous les enjeux, animés par cette conviction que nous sommes à un nouveau tournant de notre histoire, et que le Forum de la Diaspora Patriotique Camerounaise de Bruxelles doit être porteur d’une grande attente et d’une immense espérance.
Cher(e) Camarade du Forum de la Diaspora Patriotique Camerounaise,
Nous voulons d’abord remercier ceux qui l’ont permis, et en premier lieu le Père Ludovic LADO, Coordonnateur Général du Comité de Suivi. Cher Père Ludovic LADO, vous qui avez assuré cette intérim avec la direction collégiale du Comité de Suivi, vous qui avez assumé les jugements douloureux des uns et autres qui ont permis l’organisation désormais d’un second Forum. Un Forum de reconstruction – un Forum de VICTOIRE à la PRESIDENTIELLE de 2018, un Forum d’une refondation pour ceux et celles qui n’en peuvent plus d’attendre et d’espérer. Nous pensons que c’est un commencement, et non un aboutissement.
Mes remerciements vont ensuite à toute l’équipe d’organisation du Forum, qui a, depuis le premier forum de Paris, depuis des mois, travaillé sans relâche pour préparer ce moment fort de la vie de notre diaspora, car, vous le savez, un forum ne commence pas le jour de son ouverture. Merci pour toute l’équipe. Merci à tous mes amis de combat : le Général Robert WAFFO WANTO, Le Président PRISO Jean Génestar, Le Docteur Moise ESSOH, Le Président TENE SOPP, etc.
LE CAMEROUN A BESOIN DE LA DIASPORA.
Après la défaite de 1992 à l’élection présidentielle, nous avons manqué de lieux de dialogue entre nous pour faire le bilan de notre échec, nous avons perdu le sens des combats communs et du respect de nos règles. Nous vivons depuis des malheurs, des infortunes, des échecs. Le spectacle que nous avons donné ne pouvait déboucher que sur un rejet des Camerounais de l’intérieur et de l’extérieur.
La solidarité des Hommes et Femmes qui se battent pour le changement – pour l’alternance démocratique a été mise à rude épreuve. Ce qui doit être clair, c’est que désormais, celles et ceux qui veulent participer à la reconstruction de notre pays doivent s’engager à le faire dans l’honnêteté – le sérieux. Nous ne devons pas chercher à savoir d’où viennent les uns et les autres, mais leur but. On ne peut pas être pour l’alternance et vouloir comprendre le système du parti Etat UNC-RDPC – un système basé sur la corruption – la tricherie – la fraude – le libéralisme autoritaire, etc. Chacun doit avoir le courage d’assumer ses convictions – toutes sont légitimes – mais les Camerounaises et Camerounais n’attendent plus !

Aujourd’hui, nous devons engager une vraie refondation. Nous devons le faire avec détermination, mais aussi avec patience. Nous devons d’abord rassembler l’opposition politique pour ensuite rassembler les Camerounais autour d’une nouvelle ambition. Nous devons avoir pour ambition de GOUVERNER, se confronter au réel, assumer les responsabilités du pays.

Notre capacité de rassemblement devra s’appuyer sur le dialogue, sur la dynamique de nos idées, sur notre aptitude à échanger et à coopérer avec les forces en mouvement dans tous les milieux de la société. Ce ne sont pas les ACCORDS d’appareil qui feront la victoire de demain mais la construction en commun de projets partagés.

Les travaux doivent se dérouler dans un esprit de patriotisme, de respect mutuel, d’humilité et de tolérance. Démontrons notre envie du travail commun, retrouvons le goût d’agir et d’entreprendre ensemble, le plaisir de débattre en respectant ensuite la décision collective.
Il n’y a pas de force en politique sans solidarité.

LE BILAN DE L’UNC-RDPC
A l’heure où l’échec du parti Etat UNC-RDPC et de son Gouvernement est patent dans tous les domaines : économique, social comme dans le domaine politique – le système de l’Etat parti UNC-RDPC dont le seul projet est de détruire, d’affamer, et d’assujettir le peuple avec de l’argent corruptible, se caractérise également par la peur, les intimidations, la domination, le mépris, la fraude.
Le quotidien de nos concitoyens est devenu très difficile, jusque dans ses dimensions les plus élémentaires : se nourrir ou s’éduquer. La vérité aujourd’hui, c’est que notre pays, le Cameroun, va mal. L’analyse de la conjoncture nationale actuelle, pour être pertinente, doit être articulée autour d’un constat : le décalage entre le discours officiel (les grandes ambitions – les grandes réalisations) et les attentes pressantes des Camerounais.

 

En effet au moment où les Camerounais luttent au quotidien pour pourvoir à une vie décente largement perturbée par les effets conjugués de la flambée des prix, des pénuries des denrées de base et des délestages, le parti Etat UNC- RDPC et son Gouvernement continuent à verser dans le cynisme et à faire diversion dans un délire permanent, ne craignant même plus d’être régulièrement conspués par les citoyens exaspérés par ses frasques et ses échecs. L’injustice s’installe comme un fait, voire comme une norme. La situation sociale, économique va de mal en pis. L’Education nationale et l’Enseignement supérieur sont au bord de l’explosion. Quelle perspective, dans ces conditions, pour les jeunes diplômés sans emploi et toujours nombreux ? Que deviendront tous ces jeunes qui ne peuvent plus aller à l’école parce que les parents sont au chômage ?

LE RÔLE DE NOTRE FORUM.
Ce Forum de la Diaspora Patriotique Camerounaise ne doit pas être celui du projet. Aucun Camerounais ne croirait que nous pouvons le faire en quelques mois – même un Forum comme celui de Bruxelles n’y suffirait pas. Nous ne devons pas proposer aujourd’hui un programme clés en mains, mais des combats prioritaires, des combats pour le présent, mais surtout des combats pour demain, car c’est le futur qu’il faut penser.
Le Forum de Bruxelles doit être une Réunion d’affirmation. Nous n’avons pas à nous positionner en fonction des initiatives du parti au pouvoir – c’est-à-dire le parti Etat l’UNC-RDPC. C’est d’abord par notre propre travail, l’affirmation de nos valeurs et de nos propositions que nous nous ferons à nouveau entendre et respecter.
Pour rendre possible la victoire de la démocratie demain il faut d’abord redonner de la force à la diaspora.
Nous devons affirmer ce que nous sommes, nous avons une identité, une place originale à défendre dans le paysage politique camerounais.
Le travail en commun de la diaspora et des partis politiques de l’opposition sera demain un élément clé pour porter à l’ASSEMBLEE NATIONALE la voix d’une alternative crédible au Cameroun.
Nous n’avons pas de solutions toutes faites, pas de prétention à régler en quelques mois toutes les questions que nous n’avons pas su formuler ou trancher depuis plus de deux décennies. Le dessein que les Camerounais attendent de nous, c’est d’abord un programme de travail pour les échéances électorales de 2018 – mais surtout gagner la Présidentielle d’octobre, mais aussi un programme de travail tourné vers l’avenir.

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Ce Forum de la Diaspora Patriotique Camerounaise doit aussi avoir pour objectif de cimenter l’unité des forces politiques et sociales acquises au changement autour des objectifs communs et ouvrir une nouvelle période, qui conduira à notre refondation. Mais surtout préparer la VICTOIRE de l’opposition au pouvoir en 2018, et mettre un terme à l’immobilisme du parti Etat l’UNC-RDPC qui paralyse notre pays.
Nous devons libérer le peuple camerounais du CLAN de l’UNC-RDPC.

 

Pour cela nous devons fonder notre stratégie sur la clarté des engagements et sur la cohérence des convictions et veiller à notre cohésion, pour éviter les stratégies à dimension variable, telles que nous les avons connues lors des élections précédentes.
Paris a été le point de départ d’une nouvelle aventure collective.
Bruxelles doit être un processus de reconstruction des idées, programmatique, organisationnelle, avec un préalable :
1) – Le changement des comportements.
2) – La confiance entre nous et de l’entente – voire la complicité retrouvée.

LE RASSEMBLEMENT
Cher(e) Camarade du Forum de la Diaspora Patriotique Camerounaise,
A quelques mois des élections présidentielle, législatives et municipales, nous devons exprimer nos vives préoccupations du fait de l’installation d’un climat politique malsain caractérisé par la souffrance, l’angoisse et les tensions diverses, l’insécurité généralisée dans le pays, délibérément créées et entretenues par le parti Etat et son Gouvernement UNC-RDPC. Ainsi que les incertitudes profondes qui planent encore sur l’ambiance politique de l’opposition au sujet d’un grand rassemblement en vue d’une alternance politique en 2018.
Il est temps de dire les choses sans détours : les Camerounais ne peuvent plus se payer le luxe d’affrontements politiciens inutiles de l’opposition. Si beaucoup sont inquiets, parfois lassés, c’est parce qu’ils ne veulent plus voir se perpétuer ce qui a abîmé l’opposition ces dernières années – depuis un certain temps, dans leur opinion, s’était largement installée l’idée fausse selon laquelle « l’opposition n’existe plus » et que l’UNC-RDPC et les partis politiques de l’opposition, c’est la même chose.
Ceux-ci ne peuvent que nourrir l’indifférence voire l’hostilité à l’endroit des « Hommes et Femmes politiques » de l’opposition, quels qu’ils soient. Si les Hommes et Femmes de l’opposition n’en prennent pas conscience, le pays, c’est-à-dire le Cameroun sera condamné à être dirigé par la même personne, c’est-à-dire Monsieur Paul BIYA ou un de ses semblables pour encore de longues années… Et avec la complicité du même parti politique, c’est-à-dire le parti Etat UNC-RDPC.
Au regard de la gravité des faits et du danger que courent le processus électoral de 2018. Il est temps de regarder la réalité en face : l’opposition politique est majoritaire dans les profondeurs de notre Nation mais minoritaire lors des rendez-vous électoraux. Pourquoi ? Parce qu’elle est artificiellement divisée en « petits partis politiques » alors que ses électeurs partagent largement des idées essentielles.
Il est temps de fonder un grand rassemblement de l’opposition camerounaise, parce qu’il est temps de donner enfin la victoire au peuple, à notre peuple. Il est temps d’être lucide : en octobre 2018 pour la Présidentielle, les partis politiques de l’opposition camerounaise ne peuvent plus continuer à jouer leur partition en solo et à refuser tout rapprochement. Ni le SDF, ni le M.P, ni le MRC, ni l’UDC, etc. ne pourront l’emporter seuls.
Il est temps de faire passer l’intérêt du peuple et de la nation camerounaise avant les partis politiques – avant les querelles d’égo – les stratégies partisanes doivent céder devant le bien commun du Cameroun.
Les échéances électorales présidentielle, législatives et municipales de septembre et octobre 2018 seront sans aucun doute une année charnière pour l’avenir du Cameroun et des Forces du changement.
Les enjeux de ce Forum, nous les connaissons tous. Après avoir tiré les leçons de la présidentielle de 2011 et les législatives et Municipales de 2013, surtout aujourd’hui, les Sénatoriales d’avril 2018, nous devons maintenant œuvrer pour rassembler l’opposition tout entière afin de présenter l’alternative crédible dont les Camerounais ont besoin pour GAGNER la présidentielle d’octobre 2018 et aussi GAGNER les Législatives et Municipales de septembre de la même année. Pour cela, nous devons redonner du sens à notre action, du sens à la politique. Il nous incombe donc de créer les conditions favorables à un tel rassemblement dans la clarté et le respect fraternel des idées et de l’histoire de chacun.
Au cours de ces deux dernières décennies, la diaspora camerounaise, plus précisément le CCD et le CODE ont beaucoup travaillé et fait évoluer le combat politique en plaçant la notion d’Etat de droit et de l’alternance démocratique au cœur des réflexions. Hélas, ces textes restent peu connus. Le Forum de la Diaspora camerounaise de Bruxelles doit être le forum de la refondation – surtout – le point d’un processus de reconstruction pour le travail collectif.
Nous proposons que le Forum de la Diaspora camerounaise de Bruxelles se reconstruise par la base. Mais pour réellement transformer nos pratiques. Tous les sujets devraient y être librement abordés. Parmi ceux-ci figureront les conditions d’adhésion, d’organisation, les modalités de représentation, surtout le choix de notre candidat, du CANDIDAT soutenu par la diaspora à l’élection présidentielle, et aussi commencer à entamer les débats sur le choix des liste pour les élections Législatives et Municipales futures.
Dès maintenant, il faudra nous mobiliser, montrer notre volonté de proposer une alternative et de nous opposer à la dictature de l’Etat parti UNC- RDPC.
Cher(e) Camarade du Forum de la Diaspora Patriotique Camerounaise,
Nous considérons qu’il est de la plus haute importance que les parties prenantes au Forum prennent, sans équivoque, les engagements suivants :
• La confiance a un renforcement d’un Etat de droits
• L’incarnation dans le pays d’une opposition crédible et responsable.
• Le rassemblement de notre famille politique, aujourd’hui dispersée.
• La proposition à nos concitoyens d’une nouvelle ambition et d’une vision de l’avenir.
• La relance du projet de l’Union Africaine.
• La confiance dans les Régions et leurs élus.
• L’exigence que toutes les Institutions impliquées dans le
processus électoral, plus spécifiquement ELECAM, le Conseil Constitutionnelle et le Conseil National de la Communication, jouissent pleinement de leur indépendance et soient véritablement neutres et impartiales.
• La libération sans condition de tous les prisonniers politiques.
• La levée de toutes entraves à la liberté de manifestation.
• La liberté de mouvement des membres de l’Opposition politique et de la société civile.
En effet, ELECAM dans sa configuration actuelle est partisane et partiale – surtout instrumentalisée par le pouvoir. Dans ce cadre, la composition d’ELECAM doit être revue totalement. Quant au Conseil National de la Communication, il est incapable de garantir le libre accès aux médias publics à tous les courants d’opinion et l’impartialité des médias en général.
Aujourd’hui, avec le système du parti Etat UNC-RDPC, aucun parti politique de l’opposition ne peut prétendre s’appuyer sur ses seules ressources internes. Le rôle de la diaspora – à partir de ce forum, est aujourd’hui de faire vivre une plateforme pour animer la relation avec les citoyens, mobiliser leurs contributions, leurs énergies militantes, et renouveler en permanence le vivier des idées, des talents et des candidats sur tous le territoire.
La plateforme doit être ouvert à tous les citoyens qui ne se reconnaissent pas dans les offres politiques du parti Etat UNC-RDPC et espèrent une alternative. Notre rôle est de construire avec eux une perspective et un dessein politique nouveaux.
Nous ferons vivre le débat avec toutes celles et tous ceux qui partagent cette aspiration, et portent des expertises et des propositions. Ces partenaires sont nombreux : syndicats, associations, mouvements politiques, intellectuels, entrepreneurs et artistes.
Le Forum de la Diaspora Patriotique Camerounaise, doit devenir une plateforme, ouvert à toutes et tous et doit être un outil au service du peuple camerounais.
LE CANDIDAT A L’ELECTION PRESIDENTIELLE
Nous pensons qu’il faut pour la diaspora se doter rapidement d’un candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2018, alors il nous faut convenir ensemble, d’une procédure de désignation du candidat.
Le candidat choisi doit être fédérateur et capable de dégager sur son nom les suffrages des Camerounaises et Camerounais. Le candidat retenu devra bénéficier du concours de tous.
L’UNION AFRICAINE
Par essence, nous, la diaspora camerounaise, nous sommes des panafricanistes. Nous devons là aussi porter l’espoir d’une alternative à la mondialisation. Face à l’égoïsme de certains Chefs D’Etats africains, l’Union Africaine a besoin d’une nouvelle ambition collective, sociale et solidaire, elle doit rendre le pouvoir aux peuples africains pour devenir une véritable démocratie. L’Union Africaine est notre organisation, notre AVENIR, nous devons plus activement contribuer à la faire vivre et y défendre avec force nos positions. Le renouveau de la démocratie et du développement du Cameroun ne pourront demain être pérennes sans redressement de l’Union Africaine. L’enjeu des élections de 2018 – c’est aussi cela.
Notre combat devrait s’organiser autour de la construction d’un espace de développement responsable entre l’Afrique et le reste du monde.
Cher(e) Camarade du Forum de la Diaspora Patriotique Camerounaise,
Deux raisons justifieraient sa construction et notre engagement.
• L’Afrique doit se protéger dans la mondialisation en refusant les échanges injustes et insoutenables, non respectueux des droits de l’Homme et de l’environnement.
• Les accords de libre-échange, plus précisément les APE, devront être subordonnés au respect de nos solidarités et de nos cultures.
Nous voulons également une Afrique qui investit pour préparer l’avenir, dans le numérique, dans la recherche et l’innovation, dans le développement et les projets des peuples. Pour cela l’Afrique doit porter une politique industrielle, rompre avec les politiques de tout Occident

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CONCLUSION
Cher(e) Camarade du Forum de la Diaspora Patriotique Camerounaise,
Ce qui doit nous importer, dans ce Forum, c’est demain et non hier. Pour redonner aux Camerounais l’envie de nous soutenir, nous devons démontrer d’abord notre utilité, notre volonté, et notre capacité à travailler ensemble. C’est tout l’enjeu de ce Forum, c’est le sens de notre contribution.

Aujourd’hui, alors que des espoirs naissants se frayent un chemin, alors que la résistance au système du parti Etat UNC- RDPC monte en puissance, alors que se profile à l’horizon l’élection Présidentielle de première importance, nos décisions vont et doivent compter.

Au pouvoir depuis plus de trente- cinq années, le Président Paul BIYA a fait beaucoup de mal à notre peuple. Il a gouverné contre lui : contre ses intérêts et contre son avis. Sa politique n’a qu’un nom : DECLIN.
La liste de ses méfaits est longue comme un jour sans fin. Et s’ils se valent en termes de gravité, il est un domaine dans lequel le Président Paul BIYA a atteint des sommets : sa politique contre la jeunesse. Cette jeunesse s’est sentie méprisée et discriminée au point de ne plus trouver d’autre moyen de se faire entendre que ces douloureux évènements de février 2008.

Pour se déployer, cette dynamique de la DIASPORA a besoin de quelques éléments.
• D’abord, elle appartient au peuple !
• Le deuxième élément, c’est le fait de jouer la GAGNE, nous devons gagner ces élections de 2018, nous devons nous battre pour un objectif ambitieux, et de savoir qu’on récoltera des fruits au cours de la bataille.
• Le troisième élément, c’est la possibilité de s’inscrire dans une dynamique de RASSEMBLEMENT sans a priori qui porte ces objectifs et cette démarche, c’est l’engagement commun d’hommes et de femmes différents mais en dialogue et en construction.
• Le quatrième élément, c’est la désignation par la diaspora, d’un CANDIDAT à l’élection Présidentielle de 2018
• Enfin, le cinquième élément, c’est de s’organiser à la construction de l’Union Africaine.
Cher(e) Camarade du Forum de la Diaspora Patriotique Camerounaise,
Nous percevons que nous avons devant nous une chance HISTORIQUE de bouleverser la donne et de proposer une véritable issue à notre peuple. Nous devons la saisir à pleines mains !
Voulons-nous oui ou non saisir la chance qui est devant nous ? Ou bien la laisser passer et que rien ne change ?

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A quelques mois des échéances capitales – surtout la présidentielle, il faut se secouer !
Notre souhait est de débloquer la situation. Nous croyons que c’est possible ! Imaginez l’espoir de changement que ça pourrait représenter. Il faut que tous ceux et celles qui, de l’opposition, veulent que la dynamique contre le système du parti Etat UNC-RDPC prenne force jusque dans les urnes mettent cartes sur table pendant les deux jours du Forum à Bruxelles. Ne jouons pas le statu quo, le chacun pour soi. Rassemblons les énergies !

L’immense peuple de l’opposition, la majorité silencieuse, n’attend qu’un signe pour se réveiller !
Il est temps d’en prendre conscience : nous sommes à l’ère des possibles, les murs de l’Etat parti UNC-RDPC se fissurent. Allons-nous, la diaspora, demeurer spectateurs ?

Il est temps aujourd’hui d’aborder les vraies questions pour l’avenir de notre pays. Il est temps de dire les choses telles qu’elles sont. On ne peut plus rester passif. Il faut aujourd’hui AGIR ! Quand un pays est au bord de l’asphyxie, il faut savoir dépasser ses petits enjeux personnels pour donner de l’oxygène – sans quoi, c’est nous même qui serons bientôt asphyxiés.

La direction issue du Forum de la Diaspora Patriotique Camerounaise de Bruxelles doit présenter avant juin de cette année au peuple camerounais sa nouvelle organisation et son programme d’actions, pour donner naissance d’abord au candidat qui est le sien à la présidentielle d’octobre 2018, ensuite lancer les chantiers du projet de constitution des listes communes à toutes les échéances électorales : législatives et Municipales de septembre 2018. Elle proposera notamment le lancement d’une campagne nationale d’adhésion et de mobilisation des citoyens.

La RECONQUËTE DU POUVOIR doit être notre PRIORITE. Notre engagement doit être de mobiliser toutes les ressources pour réussir l’élection présidentielle – les élections législatives et les élections municipales de 2018.

Il est temps, il est plus que temps que les hommes et femmes camerounais de bonne volonté fassent un pas les uns vers les autres et trouvent les moyens de faire naître un grand mouvement réunissant des personnes venant de tous les horizons actuels mais réunies par un même AMOUR du Cameroun.
BUREAU
Notre souhait, c’est qu’à la sortie de ce Forum – que nous sortions avec un BUREAU. Ce bureau nous permettrait de retrouver une légitimité dans nos ACTIONS – et cela ne dépend que de nous. Il s’agit désormais d’unir nos forces et nos différences. Le bureau de demain (qui sortira du forum de Bruxelles) doit connaître un fonctionnement collégial, ancré dans une éthique collective : le respect des règles et du vote, et celui de l’autorité de la direction – en premier lieu celle du Président de ce bureau – et je pense au Père Ludovic LADO en sa qualité de personnalité spirituelle. Nous avons tous une histoire, nous avons tous notre propre sensibilité. La diversité doit demeurer et justifier le débat mais pas des divisions – séparations – disputes – querelles – ruptures.
Pour réaliser les engagements solennels pris lors du forum, le bureau et le comité de suivi devraient mettre en place un mécanisme de suivi comportant deux organes principaux :
• Le conseil des Sages, composé des représentants de chaque partie prenante au forum.

• La coordination des actions, chargée d’exécuter les résolutions du forum et de coordonner les actions en vue de favoriser l’avènement de l’alternance démocratique au Cameroun.
Nous avons besoin de sincérité dans l’engagement et le travail collectif. Le Forum ne doit pas être une espèce de début de carrière, mais un choix qui doit toujours être authentique et demeurer désintéressé. Surtout un devoir d’engagement dans le travail, pas un statut de privilégié. La diaspora doit être engagée aux côtés de tous les acteurs de l’intérieur qui se confrontent au réel, prennent des initiatives, de celles et ceux qui se battent.
Notre diaspora doit être une ruche, où l’on a plaisir d’agir ensemble et où s’élaborent des solutions nouvelles. Le Forum de la Diaspora Patriotique Camerounaise, doit devenir une plateforme, ouverte à toutes et tous et doit être un outil au service du peuple camerounais.

Il est temps que naisse un réel RASSEMBLEMENT !
Patrice EKWE EDIMO SILO
CONTRIBUTION DU Mouvement Pour la Refondation du Cameroun

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