Coup d’Etat contre Biya manqué ou purge dans l’armée en préparation

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La panique s’empare des habitants de Yaoundé avec les rumeurs grandissantes d’une guerre civile en 2018.
Il y a de plus en plus d’indices que la dynastie des Biya de la République du Cameroun (LRC) et ses 56 ans de domination coloniale sur le territoire d’Ambazonia atteignent graduellement, mais sûrement, leur point culminant.
La résistance depuis un an des Ambazoniens contre l’esclavage qui dure depuis près de six décennies ne laisse aucun doute sur le fait que l’homme fort de l’Afrique centrale et ses mandataires tombent progressivement en disgrâce et tombent définitivement. Ceci est encore aggravé par l’épuisement croissant de l’homme lion octogénaire, sans un plan de succession convaincant. La scène politique est ainsi exposée à de possibles combats ouverts entre différents intérêts géopolitiques dans LRC durant l’année à venir en 2018.
Le pire, c’est le fait que le général Ivo Yenwo, natif Ambazonien, secrètement licencié de son poste de directeur de la sécurité présidentielle, reste toujours introuvable après avoir disparu dernièrement avec un contingent de militaires.
Cela crée une panique et une peur sérieuses parmi les barons politiques et les citoyens dans les bureaux publics de Yaoundé.
Rappelons que BaretaNews avait rapporté il y a quelques mois la prétendue disparition du général militaire natif de Nso après avoir mystérieusement survécu à une tentative d’assassinat prétendument orchestrée par son patron Paul Biya et ses proches.
Depuis lors, il semble n’y avoir aucune trace de son sort et donc, il y a une grande panique dans les hauts lieux de Yaoundé, avec différentes théories du complot selon lesquelles le général planifie une attaque de vengeance sur le régime boiteux de Yaoundé à partir de l’extérieur du pays, ou alors il serait la face cachée derrière le général ambazonien XXX.
Gouvernement intérimaire. Avec tout cela, il y a de très fortes spéculations sur la violence politique accrue dans tout le Cameroun, peut-être en janvier 2018.
La semaine dernière, la journaliste de BaretaNews est entrée en contact avec un administrateur de l’un des ministères de Yaoundé qui arrageait les biens de ses enfants dans l’une des confortables auberges pour étudiants de Buea et les ramenait à Bamenda, sa ville natale.

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En l’interrogeant pourquoi elle faisait cela alors que les enfants n’avaient pas encore obtenu leur diplôme de l’université, cet administrateur a demandé au journaliste de BaretaNews:
«N’as-tu pas entendu que janvier sera chaud dans le pays?»
Après quelques questions approfondies, elle a dit à notre journaliste que Yaoundé panique face à la disparition du général Ivo Yenwo avec un groupe de soldats, ceci couplée à un combat pour la succession politique entre le Nord et le Sud.
Selon elle, la question du général Ivo est devenue une histoire de ragots dans tous les ministères, dans la mesure où les ministres ou les fonctionnaires n’en discutent que dans la clandestinité et dans un groupe de deux. Quand une troisième personne se présente, la discussion est immédiatement interrompue.
Elle a déclaré qu’il y avait des spéculations selon lesquelles il (le général Ivo) entraîne les soldats dans une localité inconnue d’un pays voisin afin de venir attaquer ceux qui auraient orchestré sa tentative d’assassinat. Par conséquent, tous les fonctionnaires du gouvernement à Yaoundé, en particulier ceux qui sont proches du vieil homme, Paul Biya, vivent maintenant dans la peur de l’éventualité.
La haut fonctionnaire a également révélé qu’il y avait aussi des manigances politiques sans faille entre les Nordistes Haoussa-Fulani et les natifs Ewondo / Beti au sujet de qui succéderait au président Paul Biya. Alors que le Nord crache le feu et promet de ne pas tolérer un autre mandat de Paul Biya ou des originaires du centre-sud en 2018, les frères de M. Biya ont supposément juré de conserver Palais de l’Unité, avec ou sans la présence de leur fils (Biya) sur la scène.
Cela se passe aussi au moment où les Southern Camerounais eux aussi insistent qu’ils se libèrent des 56 années de colonialisme de LRC, à la résistance au maître colonial.
Avec tous ces schismes, tensions et incertitudes politiques, la dame a conclu que presque toutes les personnes éclairées de Yaoundé ayant accès à l’information savent déjà que 2018, surtout le mois de janvier, sera sanglant à travers le Cameroun. Par conséquent, envoyer ses enfants chez eux jusqu’à nouvel ordre est une mesure proactive, visant à les empêcher d’être bloqués à Buea en cas d’éventualité.
Quel que soit ce qui arrivera en janvier, guerre civile ou pas de guerre civile, que le général Ivo attaque Yaoundé ou non, que les intrigues entre les différents intérêts géopolitiques dans LRC augmentent en janvier ou pas, tout ce qui est à l’ordre du jour des Ambazoniens, c’est leur libération de 56 ans de servitude.
Si LRC veut devenir un Etat en faillite après la libération d’Ambazonia, c’est leur propre querelle politique interne et ce n’est pas le business politique des Ambazoniens.

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