DISPARITION DE MARTINEZ ZOGO: La réaction du REPAC

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Suite à la disparution de Martinez Zogo, Chef de chaine de « Amplitude FM à Yaoundé, le REPAC veut que la vérité soit faite sur le cas de ce journaliste. Ces violences souvent commanditées par des personnes tapies dans l’ombre ou parfois bien connues, elles sont exécutées par des Forces armées, par la Police, par des milices armées et par des terroristes. Aucune de ces violences n’a été l’objet d’une enquête ayant abouti, avec des sanctions conséquentes.

DISPARITION DE MARTINEZ ZOGO

Chef de chaine de « Amplitude FM à Yaoundé

COMMUNIQUE DE PRESSE DU REPAC

Depuis le mardi 17 janvier 2023, Martinez Zogo, Chef de chaine de la radio Amplitude FM émettant à Yaoundé au Cameroun, a été enlevé aux environs de 20h par des hommes en cagoules. Il quittait son poste de travail au quartier Elig-Essono, pour rentrer à son domicile à Nkolfoulou, la banlieue nord de Yaoundé. Martinez Zogo, se sentant poursuivi par des inconnus, a tenté vainement d’entrer dans un poste de la gendarmerie non loin de chez lui, afin d’y obtenir une protection.

Le 18 janvier, un autre journaliste, Jacques Blaise Mvié, directeur de publication du journal « La Nouvelle » était attendu à la direction de la Police judiciaire à Yaoundé, répondant ainsi à une plainte déposée contre lui par le président du groupe de presse L’Anecdote. Il n’a pas honoré la convocation, redoutant une incarcération. Trois jours avant le Dp de la Nouvelle, Jean-François Chanon, directeur de publication du quotidien « Le Messager » avait été jeté dans une cellule au parquet de Yaoundé, en attente de son transfèrement à la prison de Kondengui. Le Sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé VII, reproche au Dp d’avoir publié un droit de réponse de ses adversaires sur un litige foncier qui les oppose. Quelques temps auparavant, c’était au DP des journaux Albatros et Censure Stanislas Tchoua qui a été jeté en prison dans une affaire l’opposant à l’honorable, homme d’affaires Claude le parisien.

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Parfait Siki DP du journal « Info plus » a été envoyé en tôle dans une affaire l’opposant à la Fecafoot, Sismondi Barlev Bitchoka, Chef de chaine de « Ris radio » n’ignore plus un bureau au Secrétariat d’État à La Défense (Sed), Flash Ndjomo, DP de « Le Zénith » y est également passé dans les mêmes conditions, le DP du quotidien « Ecomatin » a risqué la prison à deux doigts dans une affaire l’opposant un un homme d’affaires Indien, Martien Essimi DP du journal « La Voix des Décideurs » a été traîné en justice et devant le CNC par le PDG de Congelcam, Emmanuel Ekouli, DP de « la Voix du Centre » en sait quelque chose, Xavier Messe, DP de « Le Calame » est devant la justice après avoir fait un tour au CNC dans une affaire qui l’oppose à l’ex-régisseur de Yoko sur une enquête menée dans sa prison. Martinez Zogo avait aussi été jeté en prison avant son enlèvement brutal…

La liste est très longue dans ce qui apparait clairement aujourd’hui au Cameroun comme une option délibérée des pouvoirs publics de ne pas protéger les Hommes des médias ; de les livrer impunément aux mains des bandes organisées à la manière de la mafia sicilienne, afin de faire taire les journalistes en les emprisonnant, pire, en les faisant assassiner.

Le Cameroun a ratifié toutes les conventions internationales relatives à la Liberté de la Presse, à la protection des journalistes et au respect des droits de l’Homme et des libertés publiques. Le Cameroun garantit également la liberté d’expression au travers de la Loi sur la Communication sociale promulguée le 19 décembre 1990.

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Au vu de cette monstrueuse cabale qui s’abat crescendo sur les journalistes, nous sommes en droit de craindre la mise en place progressive d’un Etat de non-droit, voire d’une jungle dans ce pays.

Les Autorités camerounaises ont le devoir de protéger tous les citoyens, de veiller à ce que les journalistes accomplissent leurs missions dans la sécurité et la sérénité. Ce n’est pas le cas en ce moment, la preuve : Entre 2019 et 2022, au moins 33 cas de violences multiples contre les journalistes ont été recensés au Cameroun

Ces violences souvent commanditées par des personnes tapies dans l’ombre ou parfois bien connues, elles sont exécutées par des Forces armées, par la Police, par des milices armées et par des terroristes. Aucune de ces violences n’a été l’objet d’une enquête ayant abouti, avec des sanctions conséquentes.

Compte tenu de ce qui précède, nous interpelons le Gouvernement camerounais pour :

1 – Que la lumière soit faite immédiatement sur le cas de Martinez Zogo ;

2 – Que cessent immédiatement des violences contre les hommes des médias ;

3 – Que toutes les violences perpétrées sur des hommes des médias soient sévèrement punies selon les lois de la République ;

4 – Que la Justice camerounaise cesse d’être répressive à l’endroit de la presse et que seul le droit soit dit en cas de délit.

5 – Le REPAC saisit cette occasion pour réitérer sa demande pour la dépénalisation totale des délits de presse.

Aux Professionnels des médias, le REPAC en appelle à plus de professionnalisme et de vigilance.

Fait à Yaoundé, le 21 janvier 2023.

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Le Président du REPAC,

François MBOKE

__* Source : Association pour le Développement Intégré et la Solidarité Interactive (ADISI-Cameroun), complétée par la documentation de REPAC.

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