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Les hydrocarbures polycycliques sont des cancérigènes bien connus. Ils se comportent comme de redoutables facteurs de cancérisation sur tout le trajet parcouru par la fumée de tabac : lèvres, langue, pharynx, larynx, bronches…
Tabac : moins de 30 minutes pour attaquer les cellules
Une seule cigarette, et le risque de cancer du poumon est déjà là ! Selon un travail américain, moins de trente minutes après la première inhalation, les hydrocarbures polycycliques contenus dans le tabac sont à l’œuvre et s’attaquent à l’ADN cellulaire. Autrement dit, le tabac est dangereux dès la première cigarette !
Les hydrocarbures polycycliques sont des cancérigènes bien connus. Ils se comportent comme de redoutables facteurs de cancérisation sur tout le trajet parcouru par la fumée de tabac : lèvres, langue, pharynx, larynx, bronches…
Cela, tout le monde le sait. Pourtant le Pr Stephen Hecht de l’Université du Minnesota, aux Etats-Unis a été extrêmement surpris de constater chez 12 fumeurs volontaires, la rapidité des dégâts provoqués par ces hydrocarbures. Leur effet est si rapide que nous pourrions le comparer à celui d’une injection intraveineuse.
Cette étude est la première à dévoiler les effets directs des hydrocarbures polycycliques, sans autres sources d’exposition comme la pollution atmosphérique ou l’alimentation. Ces résultats sont un avertissement sévère pour ceux qui commencent à fumer. En effet comme le souligne l’OMS, il n’existe pas de bonnes cigarettes. Dès la première bouffée, les risques sont là.
Un cochon sale est un cochon sain.
Un cochon sale est un cochon sain. Si, si ! Une étude menée sur des porcelets en Ecosse, révèle que le fait de vivre dans un environnement sale dès leur plus jeune âge, favoriserait le développement de « bonnes bactéries ».
A l’âge adulte, ces porcs ont un système immunitaire particulièrement bien armé. Beaucoup mieux en fait, que celui de porcs ayant grandi en milieu confiné – pour les besoins de l’étude – et dans un environnement aseptisé. Leur intestin produit 90% de bonnes bactéries – contre moins de 70% chez les porcs « propres ». Surtout des lactobacilles, particulièrement efficaces contre les troubles intestinaux et les bactéries pathogènes, salmonelles et colibacilles par exemple.
Les porcs qui ont vécu depuis toujours dans la saleté produisent également, davantage de lymphocytes T. Ils sont aussi, moins sujets aux réactions allergiques. Les porcs élevés dans un environnement protégé en revanche, sont plus exposés aux réactions inflammatoires et à une élévation anormale du taux de cholestérol…
Les vertus de la saleté seraient-elles enfin démontrées ? De là à tirer des plans sur la comète et à étendre ces résultats à l’homme, il y a un pas… que les scientifiques hésitent encore à franchir. Le Dr Denise Kelly, co-auteur de cette étude, ne l’exclut pas : les mêmes bactéries se développent chez l’homme et chez le porc, et la taille de leurs organes est assez semblable, convient-elle. Mais il faudra de nouvelles études malgré tout, pour savoir si c’est du lard… ou du cochon !
Acide folique : pas de complémentation pour tous
C’est désormais bien connu : la complémentation en acide folique ou vitamine B9, est recommandée aux femmes enceintes. Et même, à celles qui souhaitent le devenir. Objectif : réduire le risque de malformations fœtales, et plus particulièrement de défauts de fermeture du tube neural. Faut-il pour autant généraliser l’utilisation de ces compléments alimentaires, comme le recommandent certains médecins canadiens ?
Ces derniers ont mesuré le taux de folates de plus de 5 000 de leurs concitoyens. Résultat : seulement 1% d’entre eux présentait un déficit en vitamine B9. Pas de quoi donc, décider de mettre en place une supplémentation systématique de la population !
En revanche, la même étude montre qu’une femme en âge de procréer sur cinq présente une carence en vitamine B9. Une proportion loin d’être anodine. C’est pourquoi chaque femme en âge d’être mère devrait être suivie par son médecin, pour que ce dernier puisse lui prescrire les compléments vitaminiques nécessaires en cas de désir de grossesse.
En matière de compléments vitaminés en tout cas, la modération reste de mise pour le reste de la population. Toujours selon cette même étude, 40% des Canadiens présenteraient un excès d’acide folique. Et les auteurs estiment que ce constat ne doit pas être pris à la légère. Car ce surplus augmenterait le risque de certains cancers, colorectaux notamment. Raison de plus pour laisser aux médecins le choix de prescrire tel ou tel complément alimentaire.
Une ménopause précoce: qu'est-ce que c'est ?
La ménopause précoce est celle qui survient, comme son nom l'indique, plus tôt que la moyenne. Elle entraîne les mêmes effets qu'une ménopause « normale », mais elle peut avoir des causes bien spécifiques. Comme elle touche la femme jeune, la question d'une grossesse se pose particulièrement.
Si la ménopause survient habituellement vers la cinquantaine, les spécialistes parlent de ménopause précoce ou plutôt de « dysfonction ovarienne prématurée », lorsqu’elle survient avant l'âge de 40 ans. Celle-ci se manifeste par un arrêt des règles ou des troubles du cycle, des bouffées de chaleur, des troubles de l'humeur, une sécheresse vaginale... Ne négligez pas ces symptômes. Ils doivent vous amener à consulter un médecin.
Une ménopause précoce peut être provoquée par le traitement de certains cancers. Des anomalies chromosomiques peuvent aussi être impliquées, ainsi que des maladies auto-immunes. Le tabagisme enfin, constitue un facteur de risque avéré. Cependant, il arrive très souvent que la cause précise d’une ménopause précoce demeure indéterminée.
Pour améliorer la qualité de vie de la patiente, mais aussi pour éviter les risques liés à la ménopause et notamment l’apparition d’une ostéoporose, une prise en charge adaptée peut être proposée. Parlez-en avec votre médecin.
Cancer de la prostate : bouger, c’est mieux
Serait-il possible de faire reculer la mortalité par cancer prostatique grâce à une activité physique régulière? Selon des médecins américains, marcher, courir, faire du vélo voire tout simplement… jardiner 15 minutes par jour suffisent à améliorer l’état général des patients.
Les auteurs ont mesuré l’impact de l’activité physique auprès de 2 700 hommes souffrant d’un cancer de la prostate.
D’une manière générale et sans surprise, ils ont observé des bénéfices sur la santé générale, et cela même avec des degrés de pratique très accessibles. C’est pourquoi ils incitent leurs patients à marcher, pédaler ou courir, ne serait-ce que 15 minutes chaque jour.
Il semble toutefois que les bénéfices les plus significatifs soient observés à partir de 3 heures de pratique par semaine, soit à peine plus d’une demi-heure par jour. Le risque de décès prématuré, a été diminué de 61% parmi les patients qui pratiquaient « énergiquement » plus de 3 heures par semaine, comparés à ceux qui ne dépassaient pas une heure hebdomadaire.
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