L'ambassadrice Janet Garvey sur lesbancs de l'Université des Montagnes
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L'ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun l'a dit le 25 mars dernier, lors d'une visite sur le campus de l'Université des Montagnes à Bangangté."Je suis vraiment très impressionnée, particulièrement par les efforts qui sont faits, aussi bien par les responsables que les étudiants. Ce n'est pas facile de commencer une institution comme l'université."
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[Bangangté - Cameroun] - 26-03-2009 (Michel Ferdinand )
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Qu'est ce qui justifie votre présence à l'Université des Montagnes ? J'aime beaucoup visiter les universités au Cameroun. Parce que pour moi, l'une des choses les plus importantes, c'est l'éducation. J'ai beaucoup écouté de cette université. Je sais qu'elle avait des contacts avec quelques organisations américaines. C'est la première fois pour moi d'être à l'Université des Montagnes, de voir ce qui s'y passe. Je suis vraiment très impressionnée, particulièrement par les efforts qui sont faits, aussi bien par les responsables que les étudiants. Ce n'est pas facile de commencer une institution comme l'université. C'est très compliqué. Ils ont fait la première étape, c'est souvent l'étape la plus difficile. Je voudrais renforcer cet effort parce qu'il vient de la société civile. Au Cameroun, c'est très important pour le futur. Je suis avec mes collègues de l'ambassade. Ils sont des experts dans les échanges éducationnels. Et ils ont préparé un programme pour les étudiants de l'Udm. Après notre visite, j'espère que nous pouvons trouver d'autres opportunités pour travailler ensemble.
Certaines personnes ont souvent regardé l'Udm avec suspicion. Qu'en pensez-vous ? Je ne veux pas entrer dans ce genre de conflit ou débat. Je crois que dans un pays comme le Cameroun, il y a assez d'espace pour beaucoup d'institutions. Quand on sait combien d'étudiants camerounais sont à l'étranger, je crois que c'est formidable d'avoir une opportunité de rester au pays. Je suis à Bangangté, parce ce que les universités privées, c'est un modèle qui a beaucoup de succès aux Etats-Unis. Nous avons aussi des universités publiques. C'est important d'avoir une population en santé pour le développement.
Qu'est ce que l'Udm peut attendre de l'ambassadeur des Usa au Cameroun ? Je suis venu voir, écouter et apprendre. Comme ambassadeur, dire aux universités américaines de donner ceci ou cela à l'Udm. Je peux inviter les experts ou faire circuler l'information sur les programmes à l'ambassade, susciter des échanges avec les professeurs de l'Udm. Le plus important, c'est mettre les institutions en contact. Ce n'est pas le gouvernement qui fait ce travail. 
Vous êtes généralement impliquée dans la lutte contre la corruption qui n'épargne pas les milieux universitaires… Presque tous les gens au Cameroun demandent, y compris le président de la République, que la lutte contre la corruption continue. Je crois que c'est important pour toutes les institutions. Quand on forme les étudiants, c'est un message pour tout le monde. C'est vrai qu'on ne peut pas éliminer la corruption aujourd'hui. Mais, on a besoin des gens honnêtes, de la transparence etc.
La position des Usa n'a pas été assez claire au sujet d’Elecam, êtes-vous engagée à soutenir cette institution ? Notre staff a fait une déclaration. Maintenant, nous attendons de voir comment Elecam va travailler. J'espère, comme je l'ai toujours dit, que le Cameroun va faire des efforts, d'ici à 2011 pour avoir des élections les plus transparentes possibles. Nous attendons de juger Elecam sur le terrain.
Propos recueillis par Michel Ferdinand
© Quotidien Mutations 2009
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