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La bague de fiancailles du Prince Menyu M’Ewondo est en poils d'Éléphant!

Ma bague de fiançailles est le nouveau roman de Prince Menyu M’Ewondo, pseudonyme de Vincent Sosthène FOUDA, journaliste par vocation et socio-politologue pour rivaliser avec papa. Enfant de la grande forêt d’Akono qu’il appelle affectueusement la Cité Athénienne de l’Afrique Noire.La première fois que l’on rencontre cet écrivain, on ne peut qu’être séduit par son regard.Il rame très souvent à contre courant des idéologies ambiantes, n’hésite pas à prendre la parole quand tout le monde se tait. En parlant de sa poésie, une autre de ses passions, il dit qu’il « refuse de tremper sa plume dans un encrier, il la trempe dans une marre de sang des innocents victimes des dictatures africaines ». Sa poésie, dit-il, est en langue de feu, même si elle atteint l’âme humaine sous forme de colombe, elle pleure sur les morts de l’exclusion sociale et donne un peu de gaité au genre humain.

[Montréal - Canada] - 27-11-2008 (Prince Menyu M’Ewondo & Icicemac)



PRÉSENTATION

 

Ma Bague de Fiançailles
est en poils d’ Éléphant

Mlle de Jupon de la Perelle est une jeune fille aux origines qui ne sauraient souffrir d’aucune contestation dans cette France du troisième millénaire . Par son élégance vient s’ajouter une carrière professionnelle florissante dans un cabinet d’avocat qu’elle dirige avec une amie ; Nelly. Sa vie sentimentale est cependant un véritable désert, faite de rencontre sans lendemain où se succèdent amants d’un instant jusqu ’au jour où sans l’avoir cherché , elle tombe sur l’ Amour.

Cet amour va malheureusement mettre la jeune femme en face d’une société aux prises avec le démon du racisme et de la xénophobie ; l’auteur parle en des mots simples de la France « d’en Haut » celle qui par des lois sourdines et savamment pensées résiste à la nouvelle réalité sociologique de la France « d’en bas ».

Livre violent mais vrai, d’une sensualité effrénée, dont la progression dramatique est admirablement ménagée.

Entre recherche d’affection et engagement pour une cause , Ma Bague de Fiançailles … est le couronnement d’un amour au delà des clichés raciaux. En fait c’est à la culture de haine entretenue par les hommes politiques et certains médias qu’il s’en prend ; il a voulu, selon ses propres termes « démasquer les usurpateurs des symboles de la République » pour les restituer à la population véritable héritière. C’est la rencontre des descendants des Plantagenêt avec les fils naturels de la Reine de Saba


 

EXTRAIT

Ma bague de fiançailles..., roman, Prince Menyu M’Ewondo,

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Extrait du chapitre 1

Un choix politique ?

« − Pour qui allons-nous voter cette année? Avouez que nous devons nous poser la question ! » Cette question aussi vieille que le monde a une saveur toute particulière dans la bouche de ma tante. Nous déjeunons depuis 13 heures , quand tante Joséphine décide de mettre le sujet sur la table. A ma montre il est 17 heures et nous ne sommes pas encore passés au fromage ! Le menu est composé des plats traditionnels bretons, des galettes sucrées et salées, par respect pour la chasse, autre tradition familiale, on y a ajouté le sanglier , les faisans et des légumes. Les réunions de famille du mois d’ avril sont un rituel dans le château familial de Thionville . La ville est sinistrée depuis la fin de la Grande Guerre , la frontière proche du duché du Luxembourg ne fait pas de cette bourgade une ville pour autant. Thionville se dresse fièrement entre l’ Allemagne et le duché du Luxembourg , ses fils et filles ont résisté à plusieurs sièges, ni Diedenhofen allemand ni diddenuewen luxembourgeois mais simplement théodonis villa.

Sur le mât central du château, le sceau tréflé des Jupon de la Perelle est hissé et l’ ensemble de la famille est réuni. Nous venons de tous les coins de France, le pays qui nous a engendrés, de l’ Europe qui nous accueille et des Amériques qui nous hébergent aujourd’hui. Depuis les origines, ma famille est royaliste et bourbonnaise; et pour cause ! C’est à contre-cœ ur que nous avons intégré la République avec sa carte d’identité et sa laïcité nous gardons l’espoir de voir un jour un Bourbon prendre en main les destinées de la Gaule. Le bicentenaire de la révolution , nous l’avons appelé bisanguinaire, et ce, à juste titre ! Plusieurs de nos aïeuls furent décapités ! La douce France de Hugues Capet, fut décapitée, la catholique France de Clovis fut foulée au pied par des sanguinaires. Est-il possible d’oublier que la meilleure de notre noblesse a été hachée et ses restes promenés dans les rues de Paris par des sauvages à soif du sang de l'aristocratie et de la noblesse ?

Nos arbres généalogiques ont été modifiés, profanés pour le seul plaisir des révolutionnaires !

Le grand cri et le chant des massacreurs résonnent encore en chacun de nous sous la danse des flammes dévorantes : Ce chant, nous l’avons tellement entendu et tante Joséphine, gardienne de la mémoire familiale, tient à ce que chacun de nous grave ses paroles dans sa conscience justement afin que nul n’ oublie
 

« Ah ça ira, ça ira, ça ira

Les aristocrates à la lanterne

Ah ça ira, ça ira, ça ira

Les aristocrates on les pendra »

Ce n'est jamais sans un frisson qui pourrait rapidement virer à une véritable maladie que les nôtres visitent le cimetière de la Madeleine . Visite ?

Non ! Véritable pèlerinage puisque que c'est là que, entre le 26 août 1792 et le 27 mars 1797, qu’ont été enterrés tous ceux que la guillotine a fauchés sur la «place de la révolution», oui pour que la coupe fut pleine on y a ajouté le bon Roi Louis seizième[1] du nom et la belle Reine Marie-Antoinette dont la beauté n'avait rien à envier à Hélène de Troie. Ce n'est pas en touriste que nous allons à Versailles , ce n'est pas en touriste que nous traversons les Tuileries quand nos pas osent nous y conduire ! Il me plaira bien de juger un jour notre chère République, fille aînée de l’ église et de la révolution !  

En deux siècles de révolution, la France est passée de fille aînée de la chrétienté pour importer aujourd’hui « des prêtres africains comme on importe des ananas ou des avocats » !

Le culte musulman a été organisé au grand dam de ceux qui avaient encore confiance à nos institutions ! La laïcité elle-même cède devant l’avancée du communautarisme politico-religieux sur les terres des Bourbon !

N'est-ce point un nouveau Concordat ? Pourquoi personne ne se rend compte qu'il n'est pas du ressort de l'Etat d' organiser les cultes dans ce pays !

N'est-ce pas contradictoire avec le principe de la séparation ? Pendant ce temps, les Rabbins se sont emparés des lieux les plus prestigieux du duché de France ! Nous assistons là aussi au retour triomphateur du Grand Sanhédrin de 1807, à l'initiative de Napoléon ! Qui aujourd'hui a pris la place du petit général corse ? Est-il nécessaire de le nommer ?

Dans ma famille, nous n’avons jamais condamné Pétain, contrairement à d’autres , nous pensons qu’il a sauvé un jour notre hexagone. Nous sommes une famille BCBG, bon chic bon genre, mais aussi bon teint ! Attachée aux traditions mais aussi à l’ histoire ! Pourquoi devons-nous aujourd'hui regarder avec compassion les malheurs de la famille orléanaise, celle-là même  qui envoya à la guillotine le bon roi Louis seizième du nom et que l' Eglise catholique continue à refuser de placer au panthéon des saints! Les voies du Seigneur sont insondables, avait l’habitude de dire le Cardinal Mazarin qui sut mieux que quiconque unir le pouvoir divin au pouvoir temporel. 


 Mais au fil des siècles, les priorités ont varié et même changé ! La noblesse, la nôtre n’est plus pourvoyeuse de saints à notre Église Mère et beaucoup d’entre nous naviguent entre le purgatoire et l’ enfer sans le moindre espoir de siéger un jour parmi les saints. Le Pape Jean Paul II[2] reconnu par les vaticanologues comme le plus grand faiseur de saints de toute l’histoire de la chrétienté a voulu pour ses vingt ans de pontificat nous honorer en élevant sœur Marie Amédée de la Compassion[3] de son nom de religion au rang de bienheureuse.

Les pièces rapportées dans le château ont jusque-là été accueillies dans le même esprit . Esprit où se mêlent si étroitement le désir de préserver la lignée familiale, mais aussi notre volonté d’ ouverture et d’attachement à l’Église catholique dont la France reste fille aînée. Les pièces rapportées, ainsi dit plus haut , s’y plaisent ou s’en accommodent. On n’hérite pas de la noblesse, on l’est ou on ne l’est pas : le sang, les yeux bleus, les cheveux blonds ça coule dans les veines !
 Comme les tâches subalternes sont incrustées dans la peau de ceux et celles que nous accueillons aujourd’hui afin de financer nos retraites de demain tout en dépouillant leurs pays d' origine de leurs matières premières.

Le hasard des rencontres et des amours qui peuvent en naître ne nous a point déçu jusqu ’alors ! Tout se passe comme si la place de tante Joséphine au couvent était une récompense pour nos unions !

C’est le cas de l’union de la belle Amélie de Mons de la Brousse, épouse de mon cadet Philippe Auguste, de celle de Henri de Verteillac, époux de ma frangine Jeanne . Amélie est une duchesse de sang en ligne légitime et a été éduquée comme telle !

C’est tout le contraire de mon beau frère Henri ! Tante Joséphine bien qu’entrée au Carmel dès l’âge de seize ans, veille sur la mémoire familiale profondément ancrée dans la royauté que prétend illusoirement représenter la droite politique de la cité. Parce que conservatrice, catholique et juive. On pourrait aisément penser que ce mélange serait indigeste !

Mais la réalité est tout autre et je ne crois pas que la droite, mieux ce qui s’apparente à elle aurait condamné la Convention qui jadis guillotina les plus illustres d'entre nous, viola nos jeunes filles pensant par là les dépouiller de leur âme !

L’autre symbole de l’indestructibilité de la dynastie familiale est sans doute ce château qui date du 12e siècle. Nous versons chacun une partie de nos revenus pour assurer son entretien. Il nous invite sans cesse vers l’éternité et nous tire sans cesse vers le haut, comme l’amour d’une femme désirante et soumise élève et galvanise l’homme. Ce château est aussi le gardien de nos mystères, le flou de nos origines celtes, du mélange de nos traditions.

Grâce à son donjon de forme circulaire et ses trois niveaux, il est l’emblème militaire de la famille, architecture du même corps, aux belles voûtes d’ogives. Si la révolution l'a jadis dépouillé de ses richesses matérielles, il garde à jamais vivante son âme !

Les tableaux appartenant à ma famille ne nous ont jamais été restitués, nous n'avons jamais pu retrouver notre mobilier malgré les nombreuses recherches faites de génération en génération !

Mais dans la pièce principale tournée vers le lever du soleil trônent toujours et à jamais les portraits des différents rois de France et qui rappellent à tous ceux qui y séjournent que nous descendons d’Amédée de Savoie en ligne directe. Un peintre ami de la famille s’était chargé de faire pour nous de nombreuses copies des plus beaux tableaux de la Couronne de France.

Enfant , je me souviens que je venais souvent dans cette salle pour chercher l’inspiration devant le portrait de Louis XIII encadré par deux torchères monumentales portant plusieurs grosses chandelles dont les flammes mouvantes me fascinaient.

 

PRINCE MENYU M'EWONDO, Roman, Fondation littéraire Fleur de Lys,Laval, Québec, 2008, 178 pages.

 
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[1] Louis XVI, (Roi de France de 1774 à 1791) puis Roi des Français de 1791 à 1792 fut jugé, condamné à mort et guillotiné le 21 janvier 1793 à l’ancienne place dite de la Révolution aujourd’hui Place de la Concorde. Pour certains historiens, cette condamnation à mort et l’exécution de la sentence n’ont été possibles que grâce à l’appui et à la complicité de Louis Philippe Joseph Duc d’Orléans. Il périra à son tour sur l’échafaud quelques mois après.

[2] A la mort de Jean -Paul II, beaucoup de chrétiens ont souhaité que le plus grand faiseur de saints de toute l’histoire de la chrétienté soit lui-même déclaré saint, histoire de rendre à cet homme ce qu’il a lui-même offert à l’Église.

[3] De son nom de Famille Marie-Thérèse de Jupon de Laperelle ou de la Perelle, nouvelle orthographe du nom familial, (1635-1708) fut missionnaire de l’ordre de la miséricorde dans les Indes anglaises avant de fonder les Religieuses Témoins de l’Emmanuel très actives aujourd’hui au sein du Renouveau Charismatique considéré comme le dernier recours d’une Église catholique qui se meurt en Occident.

 

 

BIOGRAPHIE

Prince Menyu M’Ewondo

 Prince Menyu M’Ewondo, pseudonyme de Vincent Sosthène FOUDA, journaliste par vocation et socio-politologue pour rivaliser avec papa, est né au Cameroun. C’est au Sénégal qu’il va au collège avant de s’envoler pour Paris, là il joue avec la grammaire française et jongle avec la langue de Vaugelas tout en se conduisant comme un seigneur dans la Cour de Rambouillet où son parrain possède un domaine.


 Il se présente lui-même comme un homme visiblement campé dans la vie et qui épouse toutes les contradictions de son existence. Enfant de la grande forêt d’ Akono qu’il appelle affectueusement la Cité Athénienne de l’ Afrique Noire, il adore les grandes ballades dans la forêt avec laquelle il communie sans cesse en véritable paysan, les bains dans les ruisseaux et se régaler de fruits de la grande forêt. La nuit, il scrute le ciel et pieds nus, attrape les phalènes dans des filets à papillons avec ses compères de jeu.

Il est pourtant aussi à l’aise dans les grands amphis de Paris et de Montréal, voue une grande admiration à Aimé Césaire, le père de la négritude, tout en parlant avec affection de Mozart, Hayden, Beethoven et Schubert – Il s’émerveille devant les tableaux de Wilfredo Lam, comme lui, il veut mettre au monde de belles plantes, des bêtes, des hommes, des démons et des dieux un peu fous.

La première fois que l’on rencontre Prince Menyu M’Ewondo, on ne peut qu’être séduit par son regard profond et attachant et par cette voix chantante qui joue avec les mots… Avec les lecteurs, il est comme un poisson dans l’eau parce qu’il est d’approche facile. Il a quitté sa patrie d’adoption pour le Québec où il s’est installé sur les hauteurs de Sainte-Foy/Sillery pour interroger « les pures laines » sur leur rencontre avec les « purs cotons ».

 Formé dans les grandes écoles françaises, il est sorti du conformisme intellectuel pour s’affirmer comme homme sans avoir besoin de se justifier. C’est pourquoi il rame très souvent à contre courant des idéologies ambiantes, n’hésite pas à prendre la parole quand tout le monde se tait. En parlant de sa poésie, une autre de ses passions , il dit qu’il « refuse de tremper sa plume dans un encrier, il la trempe dans une marre de sang des innocents victimes des dictatures africaines ». Sa poésie, dit-il, est en langue de feu, même si elle atteint l’âme humaine sous forme de colombe, elle  pleure sur les morts de l’exclusion sociale et donne un peu de gaité au genre humain.

 Enfin, Prince Menyu M’Ewondo se veut citoyen du monde au bord du fleuve Saint-Laurent, il a adopté le Lac Saint-Jean où il passe ses vacances entouré de nombreuses amies et d’amis fidèles. Quand il est parti, le village se souvient qu’il l’aime plus que tout. Oui j’aime le doux langage de mon pays aime-t-il dire le regard vif et lointain.

 

Bibliographie de l'auteur
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BIBLIOGRAPHIE

Prince Menyu M’Ewondo
 

Du même auteur sous le nom de Vincent Sosthène FOUDA
 

En Français

 Notions de réussite et d’échec dans la filiation adoptive – analyse juridico-sociologique (collection Questions contemporaines) L’Harmattan, 2000.

 Dans le rétroviseur, (Nouvelle) éditions Thélès, 2003.

 Les médias face à la construction de l’État-Nation en Afrique noire : un défi quotidien au Cameroun (Collection Etudes Africaines) L’Harmattan, 2004

 Églises chrétiennes et États-nations en Afrique Un couple tenté par l'adultère, Paris, L’Harmattan, 2005.

 

À PARAÎTRE

  Amour haine Amour Amour (poésie) Acoria, Paris.

L’adoption expliquée à mes enfants, Seuil, Paris.

Passion Blonde où confession au creux de l’oreille

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