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La responsabilité des intellectuels camerounais dans le bilan mitigé des cinquante ans d’indépendance
Publié le 17-10-2012  |  (Yaoundé - Cameroun). Auteur : La cité   [lu : 4472]
La responsabilité des intellectuels camerounais dans le bilan mitigé des cinquante ans d’indépendance
© La cité
La responsabilité des intellectuels camerounais dans le bilan mitigé des cinquante ans d’indépendance


S’il est une intelligentsia passée maître dans l’art de rendre les autres responsables de la situation peu reluisante de son pays, c’est bien l’intelligentsia camerounaise. Plus qu’ailleurs, la rengaine sur le colonialisme est de mise, toutes les fois où l’on aborde la question du mal développement, voire carrément du non développement au Cameroun.

Un mot, rapidement, sur les malversations financières de l’équipe dirigeante – sans toutefois égratigner le président de la République – et mille sur le « rôle néfaste » de l’occident, plus précisément l’ex-puissance coloniale qu’est la France. Ce faisant, l’intelligentsia camerounaise s’innocente totalement. Elle refuse de reconnaître sa part de responsabilité dans la lenteur du développement que vit le Cameroun depuis 1960. Ses thèmes sont connus.

Pas de développement sans monnaie nationale

En tête des thèmes dont elle raffole, se trouve la fameuse question de l’impossible développement du Cameroun tant que celui-ci ne se dotera pas de sa propre monnaie. C’est un intellectuel du nom de Tchouindjang Pouemi, enseignant à l’Université de yaoundé, qui, dans son ouvrage « Monnaie, servitude et liberté », paru à la fin des années soixante-dix, est venu systématiser cette idée, et dans le même temps l’a popularisée. aujourd’hui, en conséquence, les intellectuels camerounais qui se veulent « progressistes », voire « révolutionnaires », n’ont plus que cette rengaine à la bouche.

Chose étrange, la plupart des défenseurs de cette thèse ne sont simplement pas au courant de la réalité des accords (dans le plus grand nombre de cas, ils ne les ont même pas lus) que le gouvernement camerounais a signés, au mois de novembre 1960, sur la monnaie, et plus particulièrement les articles 25 et 33 de ces accords qui stipulent que : « Art. 25 : La qualité d’Etat indépendant et souverain acquise par le Cameroun lui confère le droit de créer une monnaie nationale et un Institut d’Emission qui lui soit propre ». « Art. 33 : La République du Cameroun et la République française reconnaissent le droit de mettre fin, pour ce qui les concerne, au régime monétaire visé aux articles 25 à 30 du présent accord, si ce régime paraissait à l’une ou à l’autre devenir contraire à la sauvegarde de ses intérêts légitimes.

 En ce cas, les deux parties conviennent qu’elles entameraient des négociations au sein de la commission franco-camerounaise afin de déterminer d’une part le délai préparatoire à la réforme, d’autre part, les modalités de celle-ci (…) et notamment les relations de la nouvelle monnaie avec le franc français… » Traduction, d’une part c’est bien le gouvernement camerounais qui a signé ces accords de son propre gré; d’autre part, il a le loisir de les dénoncer à tout moment, même aujourd’hui.

Mais malgré cela, un grand nombre de « révolutionnaires » camerounais refusent systématiquement de poser le problème du retrait de la zone franc au gouvernement actuel du Cameroun, c’est-à-dire celui de Paul Biya. ils accusent plutôt la France d’exploiter le Cameroun à travers le franc Cfa. La dénonciation de ces accords ne mettrait-elle pas fin à cette « exploitation » ?

 Comment accuser le gouvernement français sur ce point, mais pas le gouvernement camerounais ? L’un n’exploitet- il pas finalement avec le consentement de l’autre ? Le gouvernement camerounais n’est-il pas complice de cette « exploitation » ? Mais, nul ne pose le problème en ces termes, car le faire reviendrait à s’attaquer à Paul Biya …ô sacrilège !

La pensée précède l’action

On ne le dira jamais assez, la pensée précède l’action. Jusqu’à ce jour, soit plus de cinquante longues années après la proclamation de l’indépendance, les intellectuels camerounais n’ont toujours pas été capables de théoriser le développement du Cameroun, de le penser, de l’imaginer, de le concevoir, de se l’approprier. ils se retrouvent Ballottés, comme des feuilles au vent, par les théories des autres.

Hier, c’était la planification de l’économie qui était la solution miracle à appliquer. Ce qui avait été pensé par les Européens et les « experts » de la Banque Mondiale, du Fonds Européen de Développement, etc. alors, il ss’étaient mis à chanter à gorges déployées les vertus des plans quinquennaux. Puis, un beau matin, les « experts » ont décrété que la planification de l’économie n’était pas de nature à développer les pays pauvres et donc xle Cameroun. autrement dit, tout le contraire de ce qu’ils avaient fait croire des décennies durant. il fallait plutôt privatiser l’économie. Les agrégés camerounais se sont mis aussitôt à vanter, avec le même talent, les vertus des privatisations et de l’économie libérale. Personne n’a ouvert la bouche pour critiquer quoi que ce soit. ils se sont même mis à écrire des livres entiers pour dire combien, grâce aux privatisations, l’économie camerounaise allait « enfin » pouvoir « décoller ».

Plus de dix années plus tard, zéro développement, zéro décollage, rien du tout. Sous d’autres cieux, on aurait vu des réflexions inonder les rayons de librairies pour chercher des solutions. au Cameroun, rien de cela. Bien plus grave, les agrégés camerounais sont plutôt en quête de promotions politiques. ils imaginent toutes sortes d’arguties pour plaire au président de la République, dans l’espoir incertain d’une promotion dans l’administration publique, voire une entrée au gouvernement. En même temps ils ont créé des cercles non pour réfléchir, mais comploter pour arracher le pouvoir. Des cercles du genre « G11 », « Brutus », etc., le tout ayant pour dénominateur commun, « ceux qui entourent Paul Biya et luimême sont des incompétents ».

Traduction, « le peuple gagnerait à faire appel à nous ». ils se lancent dans l’alchimie qui consiste à dissocier les vertus de Dieu le Père de celles de ses anges. ils proclament haut et fort que « Dieu est bon, mais ses anges sont mauvais ». En privé ils convoitent. Des pouvoiristes impatients qui n’ont pas un programme différent à proposer au peuple, mais rêvent d’une succession décrétée ?

Où sont nos Macky Sall ?

Paul Biya est élu depuis Octobre 2011 pour 7 ans. Le fauteuil est occupé. L’alternance si possible c’est dans 6 ans, sauf cas de force majeure. Ne nous nourrissons pas de l’inculture du peuple pour le mener en bateau. Nos intellectuels doivent avoir le courage de se démarquer si c’est leur désir, au lieu de poignarder de l’intérieur celui qui les fait rois.


Source: La Cité N° 114 Octobre 2012


Copyright © La cité, Yaoundé - Cameroun  |  17-10-2012
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