Amadou Vamoulké et sa CRTV complices du vol du Bébé de Vanessa Tchatchou

La COMICODI prends la responsabilité de vous connaître les vives émotions qu'ont suscités les insinuations malveillantes, tendancieuses, partisanes et mensongères de vos collaborateurs et collaboratrices, lors du reportage diffusé le mercredi 25 janvier 2012 à une heure de grande écoute, sur l'affaire du bébé volé à l'hôpital gynéco obstétrique de Yaoundé.
Yaoundé, le 27 Janvier 2012
Monsieur le Directeur Général
Cameroon Radio and Television (CRTV)
Yaoundé
Réf: 017/PRO-DEN/RE/0112
Objet: Affaire du Bébé volé de la jeune Vanessa TCHATCHOU
Protestation contre le reportage tendancieux de vos collaborateurs diffusé sur les antennes le mercredi 25 janvier 2012 et demande d'un droit de réponse
Monsieur le Directeur Général,
La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination vous présente ses compliments, et prends la responsabilité de vous connaître les vives émotions qu'ont suscités les insinuations malveillantes, tendancieuses, partisanes et mensongères de vos collaborateurs et collaboratrices, lors du reportage diffusé le mercredi 25 janvier 2012 à une heure de grande écoute, sur l'affaire du bébé volé à l'hôpital gynéco obstétrique de Yaoundé.
A l'évidence, vos journalistes sous le prétexte d'éclairer, étaient plutôt, comme trop souvent, en mission pour travestir la vérité, pour installer le doute, semer la confusion et protéger les réseaux mafieux qui se livrent à des trafics humains dans les formations sanitaires publiques.
Prétendre que l'enfant serait mort, même de façon indirecte, c'est construire les ténèbres pour conforter les voleurs et les trafiquants dans leur crime. L'enfant est vivante, une petite fille que sa mère, la jeune Vanessa Tchatchou, attend toujours et qui se trouve chez une haute magistrate de la république, dame MEJANG NDIKUM ATEH, substitut du procureur à Mfou.
Vouloir attribuer le beau rôle à l'administration de l'hôpital, c'est passer à côté de la vérité sur l'ensemble de ses manœuvres criminelles. Ces gens ont torturé et continuent de torturé une enfant et une mère si jeune. C'est au-dessus de tous les scandales. Ce sont eux qui ont trafiqué l'enfant, organisé tout, et livré le colis à leur réseau satanique.
Vos journalistes ont voulu les mettre à l'abris, pour protéger la corruption et la discrimination, pour accompagner tous les tralalas infâmes qui contribuent à transformer les citoyens en esclaves, en bêtes sauvages, en spectateurs abrutis.
Il est plus que temps de faire comprendre à tous ceux des journalistes, de la presse publique comme de la presse privée, que le temps des grands procès n'est pas très loin, et que les souvenirs des journalistes des mille collines, devraient les habiter, notamment pour la chasse et les jugements dont ils sont l'objet aujourd'hui.
Ce qui s'est passé avec le bébé de Vanessa Tchatchou est trop grave pour que des gens normaux s'en amusent ou essayent de changer la vérité, de construire la fumée et l'opacité là où la transparence a déjà livré les noms des acteurs criminels.
La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination n''accepte pas et n'acceptera pas, que des micros ou des plumes trempés dans des souillures de la corruption, aggravent les tarses et tous les travers de notre société déjà minée par la tricherie, le tribalisme dans une logique cruelle de la mauvaise gouvernance institutionnalisée. Il faut comprendre le son et les appels du nouveau destin, celui des citoyens qui de partout, ne tolèrent plus tant de mensonges et tant d'inhumanités à l'occasion de drames insoutenables dont le vol du bébé de Vanessa en est des symboles.
En conséquence, la Commission demande un juste droit de réponse pour rétablir toute la vérité.
Dans l'attente, les assurances de notre haute considération./.
Le Président de la Commission,
SHANDA TONME
Médiateur universel
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