Refondation du Cameroun : L’empowerment de la femme

L’empowerment de la femme est une nécessité fondamentale de la lutte menée par les Refondateurs. C’est une garantie de la continuation de notre politique après la victoire sur le système oppresseur de Yaoundé. C’est aussi une condition de son triomphe. Si plus de la moitié du peuple asservi est constitué par les femmes, comment les laisser en marge de la lutte patriotique ? La lutte patriotique est engagée en particulier pour l’empowerment de la femme. Les femmes ne sentent-elles pas la nécessité de leur empowerment?
SOMMAIRE
1. La nécessité de l’empowerment de la Femme camerounaise
2. Quand déclencher la lutte ?
3. Les fondements de l’empowerment de la Femme camerounaise
3.1. Le système de domination
3.2. Les mécanismes idéologiques et culturels de la domination
3.3. La définition de l’antagonisme
4. Les questions stratégiques et tactiques
4.1. Les lignes de force de notre action
4.2. Pourquoi se rassembler et s’engager dans la lutte patriotique ?
4.3. L’organisation de la Femme camerounaise
Lorsqu’on analyse les actes posés par le système RDPCiste pour l’empowerment de la femme camerounaise, on est en droit d’être pessimiste quant à l’avenir de nos sœurs. Tant il est vrai que cette notion reste inconnue dans ce contexte, plusieurs peuvent l’assimiler à une simple émancipation, à une libération dépourvue de contenu.
Nous ne reviendrons pas sur les multiples faits qui ont jalonné le système de Yaoundé, car leurs caractéristiques contradictoires sont suffisamment connues. Pour les Refondateurs, l’empowerment de la femme camerounaise n’est pas un acte de charité et ne résulte pas d’une position humanitaire ou de la compassion. Ainsi, l’empowerment de la femme camerounaise se définit en termes de progrès, de participation, de responsabilisation, d’engagement, d’action, d’auto-détermination, d’affirmation, d’apprentissage, de conscientisation et d’une analyse rigoureuse des contradictions sociales liées au sexe en vue de la préservation des valeurs culturelles de nos terroirs et de l’épanouissement de l’Homme.
Pour analyser la problématique de la Femme, sont retenus les axes de réflexion suivants : (i) la nécessité de l’empowerment de la Femme au Cameroun, (ii) le moment du déclenchement du combat pour l’empowerment de la Femme, (iii) les fondements de l’empowerment de la Femme, (iii) les questions stratégiques et tactiques.
I- LA NECCESSITE DE L’EMPOWERMENT DE LA FEMME CAMEROUNAISE
Des indicateurs fournis par le PNUD (en référence au rapport des OMD-objectifs du millénaire pour le développement- du Programme des Nations-unies pour le développement) pourraient étayer notre inquiétude sur la situation globale de la femme au Cameroun. Quelques indicateurs sont référenciés, à savoir l’autonomisation des femmes, la santé de la mère et le VIH-Sida.
(http://www.cm.undp.org/index.php/fr/omd-3--promouvoir-legalite-des-sexes-et-lautonomisation-des-femmes).
L’autonomisation des femmes passe naturellement par des emplois salariés dans tous les secteurs. Lorsqu’on s’intéresse à celles qui sont salariées dans les secteurs secondaire et tertiaire, on compte 1 femme salariée sur 4 en 2001 et un peu moins en 2007. En effet, selon le PNUD, on avait 4,8% en 1996, 7,8% en 2001. L’augmentation de la population féminine en âge de travailler et la stabilité de l’effectif des employées due aux difficultés d’embauche des jeunes sont sources de cette dégradation générale.
Sur tout autre plan, notamment celui de la politique, bien qu’on note quelques améliorations, une très faible représentation des femmes demeure perceptible. Cela se traduit au niveau des effectifs de l’Assemblée Nationale lors des deux dernières consultations électorales. Pour l’actuelle législature (2007-2012), on enregistre 25 femmes sur 180 députés soit une proportion de 13,9%.
Si la tendance reste à la hausse, l’objectif d’égalité paraît réaliste dans l’enseignement primaire, probable dans le secondaire, incertain dans le supérieur et très éloigné en politique.
La santé de la mère reste encore affectée au niveau national par des complications liées aux grossesses nombreuses ou rapprochées, à l’accès limité aux soins de santé de reproduction et la faible utilisation des méthodes contraceptives.
Jusqu’à ce jour, beaucoup de femmes continuent de décéder en voulant donner la vie. Entre 1998 et 2004, le taux de mortalité maternelle pour l’ensemble du pays est passé de 430 à 669 décès pour 100 000 naissances vivantes. De même, en 2006, l’enquête MICS3 révèle que près de 75% des décès maternels surviennent pendant l’accouchement et pendant la période post-partum.
L’insuffisance du personnel sanitaire qualifié, l’émergence de nombreuses maladies telles que le SIDA, et l’état de pauvreté des populations peuvent expliquer cette situation. En effet, la proportion d’accouchements assistés par un personnel sanitaire qualifié est en régression entre 2004 et 2006. Au niveau national, il a chuté de près de 3 points passant de 61,1% en 2004 à 58,9% en 2006. Cette situation laisse encore constater que les femmes enceintes ont continué d’être assistées en 2006 soit par des accoucheuses traditionnelles (10%) ou par des parents/amis (21%). Ce phénomène est beaucoup plus observé dans les régions du septentrion et de l’Est. Le poids des traditions et l’enclavement sont les principales raisons évoquées pour expliquer ce phénomène.
Au Cameroun, le taux de prévalence du VIH/SIDA chez les adultes de la tranche de 15-49 ans est estimé en 2004 à 5,5% dont 6,8% chez les femmes et 4,1% chez les hommes. Le ratio de 170 femmes infectées pour 100 hommes montre que la gent féminine sexuellement active est plus vulnérable que les hommes.
L’empowerment de la femme est une nécessité fondamentale de la lutte menée par les Refondateurs. C’est une garantie de la continuation de notre politique après la victoire sur le système oppresseur de Yaoundé. C’est aussi une condition de son triomphe.
L’un de nos objectifs est l’épanouissement de l’Homme et sa libération des structures de pauvreté multiforme dans lesquelles le pouvoir de Yaoundé l’a plongé. Dans ce contexte, se pose la question de l’empowerment de la femme. D’une manière générale, au sein d’une société/communauté, la femme apparaît comme l’être le plus opprimé et le plus exploité. Dans plusieurs cas, elle est exploitée même par l’exploité, battue par l’homme, humiliée par l’homme et écrasée sous la botte de la domination.
Comment alors faire triompher notre lutte patriotique sans mobiliser les femmes, frange importante de notre population ? Si plus de la moitié du peuple asservi est constitué par les femmes, comment les laisser en marge de la lutte patriotique ? La lutte patriotique est engagée en particulier pour l’empowerment de la femme.
Considérant la nécessité de poursuivre cette lutte par les générations futures, comment pouvons-nous assurer la formation conséquente des nouvelles générations de combattants ou d’ouvriers du développement si la mère, première éducatrice, se trouve en marge du processus ? Comment faire du foyer camerounais, une cellule de combat, un centre de diffusion de notre ligne politique et idéologique et un stimulant pour l’engagement de la famille quand la femme est exclue de la lutte patriotique, reste indifférente à la société/communauté qui doit être créée et demeure sourde à l’appel vibrant du Peuple combattant?
Les femmes ne sentent-elles pas la nécessité de leur empowerment? Certes, elles sentent la domination et le besoin de modifier leur situation. Mais cette domination exercée par la société/communauté, asphyxie leurs initiatives, les empêche fréquemment d’exprimer leurs aspirations et de concevoir les méthodes de leur lutte. C’est à ce niveau qu’interviennent les Refondateurs pour formuler avec les femmes une ligne et pour partager les méthodes de combat.
L’empowerment de la femme camerounaise vise avant tout la responsabilisation de celle-ci. De plus, cet empowerment l’associera aux activités productrices et aux différents combats auxquels est confronté le peuple.
Cela suppose que les femmes elles-mêmes s’engagent avec détermination, en rangs serrés et dans l’unité, à l’assaut des citadelles du système de Yaoundé, de la féodalité, de l’obscurantisme et d’ignorance qui, en freinant leur progression, entravent la marche du peuple vers ses nobles idéaux de démocratie, de droit authentique, de justice sociale et de bien-être pour tous.
II- QUAND DECLENCHER LA LUTTE ?
La question se pose alors de savoir quel est le moment opportun pour déclencher la lutte pour l’empowerment de la femme camerounaise ? Tel un germe contagieux, la lutte patriotique a déjà créé les conditions pour que les populations soient réceptives aux idées de progrès et de changement véritable. Ne pas déclencher la bataille quand les conditions sont mûres est un manque de vision politique et une erreur stratégique. La liaison intime et indissoluble entre la lutte patriotique et l’empowerment de la femme nous permet de comprendre pourquoi c’est maintenant que nous devions édifier un cadre organisationnel adéquat.
Mission principale dans notre étape historique, la participation de la femme à la lutte patriotique lui permet de matérialiser notre unité et de créer les conditions pour la transformation de sa conscience. Il s’agit pour elle de se sentir responsable, d’accéder à l’engagement sans faille, d’assumer l’analyse et de comprendre comment la société/communauté est créée par nous. Le vent de la victoire souffle donc et avec elle souffle, obligatoirement, le vent de l’empowerment de la femme camerounaise.
III- LES FONDEMENTS DE L’EMPOWERMENT DE LA FEMME CAMEROUNAISE
3.1. Le système de domination
Commençons par dire que l’oppression, surtout la domination de la femme, est une conséquence de son exploitation, l’oppression dans la société/communauté étant souvent sinon toujours le résultat de l’exploitation imposée. Remplaçant le colonialisme, le système RDPCiste nous a envahis et nous a occupés avec l’objectif d’exploiter nos richesses à des fins inavouées. Pour nous exploiter, pour briser notre résistance et empêcher une révolte contre lui, ce système honni a renforcé la machine oppressive. D’une part, l’oppression matérielle se conjugue avec les tribunaux, la police, les forces armées, les prisons, les tortures et les massacres. D’autre part, l’oppression morale correspond à l’obscurantisme, à la superstition, surtout à l’ignorance destinée à détruire l’esprit d’initiative créatrice, à liquider le sentiment de justice et de critique, et à réduire la personne à la passivité et à l’acceptation de l’état de dominé comme une chose normale. Voilà le drame dans lequel beigne le peuple camerounais où, la femme devrait pourtant être catalyseur et défenseur des valeurs. A l’intérieur de ce processus d’amoindrissement, surgissent alors l’humiliation et le mépris, celui qui exploite et opprime ayant tendance à humilier et mépriser sa victime et à la considérer comme naturellement inférieure.
Le mécanisme de l’aliénation de la femme est identique au mécanisme de l’aliénation de l’homme dans la société/communauté contemporaine. La femme comme l’homme est soumise à la domination des couches privilégiées. La femme est une productrice, une travailleuse, mais avec des qualités particulières. Posséder les femmes c’est posséder les travailleuses, les travailleuses gratuites, les travailleuses dont la totalité de la force de travail s’approprie sans résistance par l’époux qui est maître et seigneur. Epouser plusieurs femmes dans une société/communauté d’économie agraire devient un moyen certain pour accumuler de nombreuses richesses. Le mari s’assure une main-d’œuvre gratuite qui ne réclame ni ne se révolte contre l’exploitation.
Après avoir acquis de nombreuses richesses, l’exploiteur, comme tout homme, reste mortel. Le problème du destin de ses richesses se pose alors. En d’autres termes, la question de l’héritage devient fondamentale. La femme est productrice des héritiers. La femme n’est pas à l’origine propriétaire du foncier. Le point de départ de l’exploitation de la femme et son oppression qui en résulte s’inscrit dans le système de l’exploitation de l’homme par l’homme.
3.2. Les mécanismes idéologiques et culturels de la domination
À l’instar de la société coloniale, la société/communauté contemporaine impose l’idéologie et la culture qui défendent ses valeurs et assurent sa survie. L’exploitation économique de la femme et sa transformation en producteur sans droit au service du propriétaire-époux ou du propriétaire-père exige l’élaboration d’une idéologie et d’une culture adéquate et l’organisation d’un système d’éducation qui répondent à ses aspirations en vue du bénéfice social. Il est évident qu’il ne s’agit pas d’un acte unique et total, mais d’un processus qui s’élabore et se raffine durant des millénaires.
L’obscurantisme est le point de départ de l’aliénation. Maintenir la femme dans l’ignorance, ou ne lui apprendre que le minimum nécessaire, est le principe général. Au Cameroun, l’analphabétisme est toujours supérieur chez les femmes qui, bien que constituant la majorité de la population, apparaissent toujours comme une minorité dans les écoles, les lycées et les Universités.
La science est maintenue comme un monopole de l’homme et sa propriété reste exclusive. Maintenir la femme à l’écart de la science, c’est l’empêcher de découvrir que la société/communauté est créée en fonction de certains intérêts précis et, par conséquent, qu’il est possible de la modifier.
L’obscurantisme et l’ignorance sont des frères jumeaux de la superstition et engendrent la passivité. Dans notre société/communauté, les rites et les cérémonies apparaissent comme le véhicule principal de transmission des concepts de la société/communauté sur l’infériorité de la femme, sur sa servilité par rapport à l’homme. À ce niveau se propagent de nombreux mythes et superstitions destinés objectivement à détruire l’esprit de la femme et à la réduire à la passivité.
L’éducation familiale elle-même accentue et renforce ces divers aspects. Depuis l’enfance, la jeune fille est éduquée d’une manière différente du garçon. Par conséquent, un sentiment d’infériorité lui est inculqué. Ce maintien délibéré de l’homme et de la femme dans l’ignorance, l’obscurantisme et la superstition, est mené et entretenu en vue de les convaincre de se résigner à leur situation et de leur inculquer l’esprit de passivité et de servilisme.
Le processus d’aliénation mentale atteint son point culminant quand l’élément exploité, réduit à la passivité totale, n’arrive plus à imaginer qu’il peut exister une possibilité d’empowerment et qu’il devient lui-même un agent de diffusion de la théorie de la résignation et de la passivité. Nous devons reconnaître que la domination multiséculaire de la femme l’a réduite en grande partie dans cet état de passivité, qui l’empêche même de comprendre sa condition.
3.3. La définition de l’antagonisme
Soyons clair sur ce point : la contradiction antagonique n’existe pas entre l’homme et la femme, mais entre la femme et l’ordre social, entre tous les exploités, hommes et femmes et l’ordre social. Cette situation injuste explique l’absence de la femme camerounaise dans toutes les tâches de décision et de conception au sein de la société/communauté, qui l’exclut de l’élaboration des structures de la vie économique, sociale, culturelle et politique, même quand ses intérêts sont directement en jeu.
Voilà l’aspect principal de la contradiction. Elle ne peut avoir un début de résolution que lorsque les femmes auront participé massivement à la lutte patriotique. Cette lutte détruira les fondements du système RDPCiste afin de reconstruire une société sur des bases nouvelles, où l’initiative de la femme sera respectée, son intégration comme responsable dans la société/communauté assurée, ses capacités et valeurs intrinsèques encouragées et sa participation à l’élaboration des décisions mieux structurée.
Dès lors, s’il ne peut y avoir de changement véritable sans libération de la femme, la lutte pour l’empowerment de celle-ci ne peut triompher sans la victoire de la lutte patriotique. D’autres contradictions de caractère secondaire opposent l’homme à la femme telles que le système du mariage, l’autorité maritale fondée exclusivement sur le sexe, la fréquente brutalité du mari et le refus systématique de celui-ci de traiter la femme comme son complément indispensable. Ces contradictions secondaires constituent des sources de conflits qui, non résolus, correctement, s’aiguisent et finissent par de graves conséquences comme le divorce. Mais ce ne sont pas ces faits, pour graves qu’ils puissent être, qui altèrent la nature de la contradiction.
Il ne faut pas tomber dans la démagogie de l’offensive idéologique du régime de Yaoundé qui voudrait transformer cette contradiction antagonique en contradiction entre homme et femme, tous deux victimes du système. Cela a pour but de diviser l’homme et la femme. En notre sein apparaissent des manifestations de cette offensive idéologique. Nous entendons ici et là des femmes murmurer contre les hommes comme si la différence des sexes était la cause de leur exploitation, comme si les hommes étaient des monstres sadiques qui tiraient plaisir de l’oppression de la femme. Les hommes et les femmes doivent s’unir et combattre ensemble ce système ignoble. Les progrès à obtenir dans l’empowerment de la femme résultent des succès à obtenir dans notre combat commun contre le système en place.
IV- LES QUESTIONS STRATEGIQUES ET TACTIQUES
4.1. Les lignes de force de notre action
Le combat pour l’empowerment de la femme exige une clarification de notre idéologie. L’empowerment de la femme camerounaise s’éloigne d’une émancipation conçue par certains comme une égalité mécanique entre l’homme et la femme où la femme émancipée est alors celle qui boit, qui fume, qui porte des pantalons et des mini jupes, qui se voue à la promiscuité sexuelle, qui refuse d’avoir des enfants, qui accumule des diplômes, qui accède à un certain niveau économique, social, culturel, etc.
Toutes ces conceptions sont erronées et superficielles. Aucune d’elle n’a atteint le cœur de la contradiction, ni ne propose une ligne qui véritablement fonde l’empowerment de la femme.
L’empowerment exige une action à différents niveaux essentiels. Il importe d’abord de tracer une ligne politique d’action. Pour assurer son empowerment, la femme a besoin d’un engagement politique conscient. La femme ne se libérera pas de sa double domination par la révolte individuelle mais par la concertation, par l’organisation consciente et par l’engagement sans faille dans la lutte patriotique.
Il est donc nécessaire que la femme s’engage pour le combat interne et pour le combat du peuple, et qu’elle s’organise. Elle doit s’engager dans la bataille de l’éducation des futures générations, dans la bataille de la mobilisation et de l’organisation des populations à grande échelle. Ainsi, son engagement dans la lutte devient un acte concret qui la pousse à participer aux décisions qui touchent le destin de la nation.
Comment les femmes camerounaises pourront-elles se saisir de la lutte patriotique pour mobiliser l’ensemble des femmes du Cameroun en vue de gagner la lutte contre le système en cours ? Comment s’organiser ? Quel rôle et pourquoi s’engager dans la lutte patriotique aux côtés du reste du peuple camerounais ? Voilà autant de questions que les femmes camerounaises doivent se poser à l’heure où toutes les forces patriotiques ont engagé la lutte pour la démocratie, la justice sociale, la solidarité et le progrès.
4.2.1. Sur le plan politique
La femme camerounaise se bat pour se libérer de la double domination féodale et du système RDPCiste.
4.2.2. Sur le plan économique
L’indépendance économique de la femme ne peut s’acquérir les bras croisés. Il existe des contraintes réelles auxquelles la femme est encore soumise ; la femme doit se libérer des complexes qu’elle se fait d’elle-même. Sa libération économique passe par la liquidation du poids des préjugés, des coutumes et des traditions rétrogrades. D’où la nécessité de réaliser des objectifs spécifiques dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage, du commerce, de l’industrie et de l’agro-industrie et pour la réalisation des infrastructures de soutien à la production.
4.2.3. Sur le plan socioculturel
La satisfaction des besoins dans le domaine social permettra d’accélérer la prise de conscience des populations. Les transformations majeures se réaliseront dans les domaines suivants : Education, Emploi, Culture-information, Communication, Développement urbain avec un accent sur l’habitat, Sports et loisirs, Santé et action sociale, Recherche et technologie.
1) Dans le domaine de la santé
Notre pays optera pour une santé publique, une santé de masse. Les objectifs à atteindre dans le cadre de notre politique de santé et d’assistance sociale en faveur des populations.
2) Dans le domaine de l’éducation
Un peuple qui ne sait ni lire ni écrire est un peuple handicapé, qui ne peut contribuer efficacement à son propre développement. De plus, un peuple ne peut véritablement se promouvoir sans la participation des femmes dans les différents combats qu’il mène, en particulier dans le combat contre l’obscurantisme.
3) Des objectifs spécifiques seront réalisés au profit de la femme dans les domaines de l’art culinaire, vestimentaire, capillaire, de l’information-communication, de la science et de la technologie, de l’emploi, des syndicats, des pratiques dévalorisantes, de la salubrité-Habitat, des sports et loisirs, du veuvage, des allocations familiales.
4.2.4. Sur le plan juridique
Quels sont les droits de la femme ?
Cette question ne se pose pas dans un ensemble revendicatif mais plutôt dans une globalité de la résolution de la problématique de la femme. La création de structures juridiques sous les régimes UNC-RDPC n’a pas permis de dégager et de consolider les droits juridiques de la femme. L’application des coutumes rétrogrades liée à une conception féodalo-bourgeoise de la femme fait de nombreux litiges dans lesquels les femmes étant victimes ne trouvent pas une solution juste et appropriée.
Pour effacer définitivement les lacunes juridiques entourant la femme et affirmer les spécificités de l’homme et de la femme devant la loi en considérant certains paramètres biologiques, psychologiques, mentales, etc., notre objectif principal vise à promulguer un Code des personnes et de la famille. Ce Code résoudra les questions relatives au mariage forcé, au régime matrimonial, au divorce.
La femme camerounaise se trouve maintenant outillée pour savoir à quoi s’en tenir pour le combat salvateur de son empowerment.
4.2. Pourquoi se rassembler et s’engager dans la lutte patriotique ?
Le rassemblement et l’engagement deviennent impératifs pour les Patriotes convaincus de la nécessité de l’union du peuple visant à édifier une société/communauté camerounaise de bien-être matériel, moral et social au profit de tous.
Notre objectif est d’amener le peuple camerounais à exercer le pouvoir d’Etat et à instaurer un régime démocratique en vue d’accomplir les objectifs fondamentaux suivants :
• La constitution de l’Alternative patriotique ;
• La libération du Cameroun du système d’oppression de Yaoundé ;
• L’instauration d’une Transition systémique (transition historique et démocratique) vers un pouvoir légitime, un Etat de droit authentique et stable ;
• La réconciliation et l’unité du peuple par une conscience nationale et panafricaine sur la base d’un réarmement éthique ;
• La construction des bases socio-économiques solides pour le développement durable du Cameroun et l’amélioration des conditions de vie des Camerounais ;
• La construction des Etats-Unis d’Afrique ;
• Le développement d’une coopération avec tous les Etats sur la base du respect mutuel et des avantages entre le peuple du Cameroun et les autres peuples du monde.
4.3. Appel à la mobilisation et à l’organisation de la Femme camerounaise
Dans le cadre du principe selon lequel il faut mobiliser, organiser et unir toutes les forces pour la lutte patriotique, les femmes patriotes, satisfaisant les aspirations de la conscience croissante de la femme camerounaise, sont appelées à constituer une organisation démocratique de masse de la femme camerounaise.
Cadre d’organisation et de mobilisation politique, cadre de lutte politique de la femme camerounaise, de l’intérieur comme de la diaspora, ce Mouvement œuvrera à rassembler les femmes sans distinction de confession, d’ethnie, de langue et de niveau d’instruction. Avec d’autres regroupements ou organisations à vocation socio-économique, ce Mouvement prendra à bras le corps, le monstre de domination à têtes multiples afin de le terrasser. Sa mission centrale est en outre de mobiliser l’opinion internationale en faveur de notre lutte patriotique, d’exprimer la solidarité de la femme et du peuple camerounais avec la lutte pour l’empowerment des femmes et la liberté des peuples du monde entier.
Aujourd’hui, ce Mouvement s’impose comme bastion conscient de nos femmes combattantes. Il convient donc de le doter d’une ligne politique et idéologique conséquente, sève nourricière de tous les combats qu’elles mènent et mèneront de manière patriotique.
Vive les Femmes Patriotes du Cameroun !
Le 23 janvier 2012.
BONNE ANNEE 2012 !!!!!
Le débat est lancé pour la construction d’un espace démocratique de rassemblement des Femmes patriotes au Cameroun et sa diaspora.
transitionsystemique@gmail.com
GUERANDI Mbara Goulongo
Coordonnateur des REFONDATEURS
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