Candidat au Goncourt 2021 : Et pourquoi pas notre JACQUES ( Jaco) le Balzac de Nkolandom

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Faisant concurrence à la pandémie de la Covid-19 dont la seconde vague a commencé à se faire ressentir, une autre fièvre autour du prix littéraire Goncourt, crée et entretenue par les médias à des fins de distraction et de manipulation a embrasé la Mbéatonie la semaine dernière. Une des 4 finalistes du Goncourt, prestigieux prix français de langue française, avec son roman les impatientes, la camerounaise Djaïli Amadou Amal a finalement été récompensée du Goncourt des lycéens 14 ans après sa compatriote Léonora Miano.

Sans que ceux qui tambourinaient autour de la 118eme édition de ce concours littéraire ne se donnent la peine d’expliquer la différence entre le Goncourt et le Goncourt des lycéens, c’est le peuple tout entier qui a été convié à célébrer cette autre victoire qui n’aura été rendue possible que grâce à la sagesse de et patati et patata. Le laïus bien qu’il n’ait pas été énoncé était bien dans la pensée de ceux-là qui voulaient surfer sur un élan de patriotisme pour contenter les populations en proie à toutes les affres d’une mal – gouvernance presque cinquantenaire. Loin de nous l’idée de ne pas reconnaître le mérite de ce travail. Tout au contraire, il faut saluer ici le fait que malgré tout le mal à facettes multiples qu’a subi le peuple mbéatonien, son génie créatif, sa résilience insoupçonnée laisse encore éclore une certaine lumière.

Alors que le peuple en « joie » cherchait à comprendre les retombées de cette médaille fût-elle de bonze pour le pays, que nos « leaders » dans un exercice de m’as-tu vu dont on se serait bien passé, et sous le couvert des messages de félicitations sont montés en première ligne. Du full Professor Nganang dans le style va-t’en guerre qu’on lui connaît au très réservé écrivain Mutt-Lon les hommages dithyrambiques ont fusé. Les politiques s’y sont également mis.

Maurice Kamto bien qu’assigné de fait à résidence par les apparatchiks de Yaoundé a tenu lui aussi à rendre un hommage à l’écrivaine. Il n’en fallait pas davantage pour que le Professeur Jacques Fame Ndongo, qui s’est à ce qui parait chargé de répondre et de corriger tous les écrits du Professeur Kamto, empoigne sa plume pour en faire également. Mais alors…

A la lecture de l’épître du Montesquieu-Balzac-Rabelais de l’équateur, les mbéatoniens coutumiers au style moyenâgeux de son auteur se sont mis à penser que plus qu’un hommage à Djalil Amadou Amal, l’ardent défenseur du socle granitique du Sud, aurait voulu se faire remarquer de l’Académie Goncourt et de l’Académie française tout court. Dans un message d’une page, sous entête du ministère de l’enseignement supérieur dont il a la charge depuis 2004 (16 ans), notre chancelier des ordres académiques de sa plume la plus fine a exprimé au travers de cet hommage son amour pour la langue Française et la France. Voici ses mots « Cette jeune et talentueuse romancière, (l’une des plus douées de sa génération) a su ciseler les mots, avec dextérité et perspicacité, pour en extraire le nectar littéraire et conduire le lecteur au bout de l’imaginaire le plus téméraire… C’est un moment cardinal pour l’histoire de la littérature camerounaise et pour l’écriture féminine, si fine et si cristalline. Je souhaite bonne chance et un avenir chatoyant à cette plume géniale et étincelante qui fait honneur aux belles lettres camerounaises, africaines, voire mondiales et au combat planétaire que mène la gent féminine pour une meilleure intelligibilité et une visibilité plus flamboyante à la dimension de son ingéniosité et de sa ténacité. Merci Djaïli Amadou Amal, notre Prométhée au féminin qui vient d’arracher le feu aux dieux du Goncourt, à Lutèce (Paris). La ville des Lumières. Elle a mis cet élixir à la portée des amoureux de la magnifique langue française, qui « brille de mille feux, comme les étoiles de la Pléiade » ».

Il faut ici faire chapeau bas à la virtuosité de cet érudit de la langue de Molière que certains appellent aussi le Shakespeare de Nkolandom. On peut ne pas être fan du personnage mais il faut lui reconnaître un certain talent. Si l’on exclut Enoh Meyomesse et Shanda Tonme le pitre homme au Bila de Bangou et président d’un nouveau parti annexe du RDPC, Jacques Fame Ndongo avec ses épîtres à Maurice Kamto ou à Mbembé etc…est l’écrivain le plus productif au Cameroun de ces quarante dernières années. Alors comment diantre l’Académie Goncourt a-t-elle pu ne pas remarquer ce gendarme de la langue française qui fut major d’Afrique au concours d’entrée à l’École Supérieure de Journalisme de Lille en juin 1972. 

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Les perles de notre La Boétie national , Ministre… et surtout thuriféraire de Paul BIYA à sang pour sang sont nombreuses. Elles constituent à elles seules un passe-droit à tous les concours de littérature. En voici quelques-unes tirées de ces épîtres et ouvrages.

Parlant de Paul Biya celui la dont il affirme pince-sans-rire être la créature, il explique « Le nom Paul Biya est donc justiciable d’une analyse scientifique objective. La donnée heuristique la plus pertinente concerne l’identification de la clef d’analyse qui permet au chercheur d’accéder à l’empire des signes dont il se propose de dévoiler l’armature interne … De Monsieur Paul Biya, il est loisible de déduire que, ce Président est un phénomène articulé autour d’un destin exceptionnel ». Il faut ici admettre que même le congolais Eddy Malou ne dirait mieux.

Importuné par le succès de Brutalisme, notre Jacques est entré dans l’arène pour déconstruire Mbembé. « Le point de vue de M. Mbembé est anachronique : Libère-t-on un peuple qui est libéré depuis le 1er janvier 1960 (indépendance du Cameroun d’expression française) et le 1er octobre 1961 (Indépendance du Cameroun d’expression anglaise et réunification avec le Cameroun d’expression française) ? Quant à la parole et au paysage politique, ils ont été libérés avec les lois du 19 décembre 1990 promulguées par le Président Paul Biya… » commente Jacques Fame Ndongo.

Il va plus loin. « En mathématique (théorie des ensembles), on dirait que l’ensemble « Cameroun » (citoyens de l’intérieur et de l’extérieur) est constitué totalement du peuple « peuple » (tous les Camerounais sont des éléments de cet ensemble) M. Achille Mbembé (ou celui qui se présente comme tel) veut-il compartimenter le peuple ? S’achemine-t-il vers une « dictature du prolétariat », voire une « nomenklature » formée d’« apparatchiks », puisque, selon lui , « le peuple » ( Il faut qu’il définisse préalablement ce concept) est « bête » et « lâche » ? Libérer une entité « bête », « lâche » et « tribaliste » correspond à annihiler son propre combat (principe aristotélicien du tiers exclu). Dans une aristocratie messianique où christique ? Serait-il un deus ex machina comme dans la dramaturgie classique. Cela ne se peut pas. Ce serait une aporie », affirme  Jacques Fame Ndongo notre féru de latin et exégète des discours de son créateur qu’il défend jusqu’à la nausée

C’est avec une lexie d’une intensité à faire pâlir d’envie de nombreux scribes que Jacques décrit le Professeur Kamto. « Champion de la fantasmagorie politique et du somnambulisme juridique, M. Maurice Kamto vient encore de s’illustrer par son stratagème préféré : le gros mensonge (page Facebook) … ».

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Mieux il n’hésite pas recourir à l’ancien français pour abasourdir et impressionner. « Toutefois, Un État de droit n’est pas un Etat se non droit (une abbaye de Thélème ou la devise était : « fay ce que voouldras ») et la liberté n’est pas le libertinage »

Toujours dans l’un de ses épîtres, Jacques le chef traditionnel de 3é degré de Nkolandom depuis 1999 et par devant son créateur Secrétaire national adjoint du RDPC en charge de la communication, avec finesse corrige « Notre Parti relève quatre barbarismes : 1-Barbarisme juridique 2-Barbarisme philosophique 3-Barbarisme sémantique 4-Barbarisme syntaxique  (…) Kamto  prétend parler au nom du peuple camerounais alors qu’il n’a aucun mandat électoral (…) il « transgresse le principe aristotélicien du tiers-exclu (A ne peut pas être égal à non A). Un régime légal et légitime ne peut pas être ‘illégitime’ (…)A la ligne 30, M. Kamto écrit : ‘citoyens Camerounais’ au lieu de camerounais’ (cet adjectif qualificatif exige un ‘c’ minuscule, et non pas un ‘C’ majuscule car il ne s’agit pas d’un substantif ».

Bien au-delà de ces épîtres, les œuvres ci-dessous plaident en faveur de sa candidature :

• L’esthétique romanesque de Mongo Beti. Présence Africaine Paris, 1985.

• Le Prince et le Scribe. Ed. Berger Levrault. Paris, 1988.

• Nnanga Kon. Traduction française du premier roman camerounais. (Prix Margaret Wrong. Londres. 1932) Edition Sopecam, Yaoundé. 1989.

• La Communication par les signaux en milieu Rural : Le cas du Cameroun. Edition Sopecam. Yaoundé, 1991.

• Un regard africain sur la communication. A la découverte de la géométrie circulaire. Ed. Sopecam Yaoundé, 1996.

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• Espace de lumière (recueil de poèmes). Presses Universitaires de Yaoundé, 2000.

• Le temps des titans. (Recueil de poèmes). Presses Universitaires de Yaoundé, 2002.

• Ils ont mangé mon fils. (Théâtre). Presses Universitaires de Yaoundé, 2007.

• L’Afric (roman), Editions Sopecam Yaoundé, 2008.

• Médias et enjeux des pouvoirs. Essai sur le vouloir-faire, le savoir-faire et le pouvoir-faire. Préface de Pierre Mesmer de l’Académie française, chancelier de l’Institut de France, Presses Universitaires de Yaoundé, 2006.

• Le merveilleux champ des phonons et des photons. Ed. Sopecam. Yaoundé, 2007.

• Essai sur la sémiotique d’une civilisation en mutation. Le génie africain est de retour. Ed. l’Harmattan, Paris 2015.

• Le phénomène Paul Biya. Essai de sémiotique arithmétique. Editafrric, Yaoundé, 2018 (1ère édition).

• Le phénomène Paul Biya. Essai de sémiotique arithmétique. Editafrric, Yaoundé, 2019 (2ème édition).

En co-édition

• Paul Biya ou l’incarnation de la rigueur. Ed Sopecam, Yaoundé 1983.

• Le Renouveau camerounais : certitudes et défis. Ed. ESSTI Yaoundé, 1983.

Ces extraits de textes démontrent à suffisance qu’il est plus que temps de nominer cet auteur et infatigable signataire de motions de soutien au grand Chef au 119 ème Prix Goncourt et pendant qu’on n’y est pourquoi pas au Nobel de littérature. De plus Jacques comme l’appellent certains cuistres peut également prétendre au Nobel de chimie et de physique, lui qui a inventé le gel hydroélectrique, converti le débit internet du mégabit/seconde au mégawatts et même à une très haute distinction en mathématique après son essai de sémiotique arithmétique sur le nombre d’or du phénomène Biya, son créateur. Jacques Fame Ndongo, le Balzac de la Mvila est notre Prométhée au Masculin. N’en déplaise à ses très virulents pourfendeurs camerounais dont le très percutant Fridolin Nké qui ne rate pas une occasion pour faire la peau au Balzac de Nkolandom.

Ceci explique pourquoi de nombreux professeurs issus de l’écurie Fame Ndongo s’apprêtent à écrire une œuvre collective dans laquelle ils veulent susciter l’adhésion du monde littéraire à l’adoubement de leur créateur. Cette démarche est également soutenue par une dizaine de chefs traditionnels de la Mvila et de Vallée du Ntem qui estiment que l’œuvre littéraire de leur collègue n’est pas reconnue à sa juste valeur. Si rien ne change, les rencontres en vue de la mise en place d’une synergie d’action auront lieu en début d’année prochaine au Nkolandom Tourist Center.

A 70 ans sonné, le sémiologue aux vers déformants, l’ancien écolier de la Sil de Ma’anmezam, et des écoles de Yingui, Bipindi et Mvengue, ce gourou d’efficacité dans le discours est un infatigable spécialiste des sorties attentatoires, et est en attente de consécration.

Le 119 ème Goncourt est mis en garde, le Molière du Minesup, le Descartes de la Mbéatonie, celui-là qui est à la fois philosophe, écrivain, sémiologue, chimiste, physicien, mathématicien, l’homme aux épîtres doit être au moins finaliste.

Source: David Manga Essala & Ponmie Ruben Ernest

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