Magistrale leçon de la démocratie par les États-Unis d’Amérique aux régimes despotiques et néocoloniaux de l’Afrique francophone.

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Les rebondissements et la rude contestation des élections dont le processus est toujours en cours aux États-Unis a été tel un pain béni, une source de jubilation pour les thuriféraires des régimes réputés autocratiques et despotiques des anciennes colonies françaises d’Afrique, singulièrement au Cameroun, pour justifier leur confiscation du pouvoir en Afrique.

Pour ces derniers, « la démocratie américaines souvent citée en exemple par les opposants au régime (néocolonial et dictatorial) en place possède elle aussi des failles! Ceci prouve qu’aucun système électoral n’est parfait dans le monde. Les USA qui se promènent à travers le monde pour sermonner nos régimes et professer des leçons de la démocratie devront se la fermer ».

Or, ces pseudos analystes et spécialistes du système électoral américain l’ont pourtant tout faux! 

Le système électoral américain est en train de passer haut la main un des tests des plus rigoureux et des plus exigeants de l’organisation des élections des plus démocratiques en tout point de vue, dans le contexte contraignant d’une polarisation extrême de la scène politique américaine, et ce conjointement avec celui de la pandémie de la Covid-19. 

Voici entre autres, en quoi le processus électoral américain est en train de démontrer aux yeux de tous qu’il demeure l’un des plus démocratique au monde et n’a rien à voir avec la mascarade électorale systémique qui tient lieu d’élection au Cameroun et en Afrique francophone :

  1. Chaque citoyen américain en âge de voter a tout simplement eu besoin de se présenter au bureau de vote de son conté de résidence avec ses pièces d’identité pour exercer son droit de vote, contrairement au Cameroun où seuls les partisans du parti-État RDPC ont plus de chance de figurer sur la liste électorale;
  2. Même dans un contexte risqué de la pandémie de la Covid-19, tous les moyens de vote disponibles ont été mobilisés afin d’assurer que chaque votant américain puisse exercer son droit de vote le jour des élections. Tel n’est pas le cas au Cameroun;
  3. Le bulletin de vote a été unique pour tous les candidats. Tel n’est pas le cas au Cameroun;
  4. Aux USA, il n’y a pas eu de suppression de vote le jour des élections, contrairement au Cameroun où les électeurs réputés partisans de l’opposition qui parviennent malgré tous les obstacles systémiques à s’inscrire sur la liste électorale d’ÉLECAM sont balancés de bureau de vote en bureau de vote le jour d’élection; 
  5. Personne n’a volé les urnes aux USA durant la journée de vote, contrairement au Cameroun où c’est un exercice récurant le jour d’élection. En effet, il est de notoriété publique qu’un certain voleur d’urnes camerounais réclame encore publiquement et fièrement sa récompense pour son vol d’une trentaine d’unes lors des dernières élections au Cameroun;
  6. Il n’y a pas eu d’achat de conscience ou d’achat de vote le jour des élections aux USA, contrairement au Cameroun où tout électeur/électrice qui prouve qu’il/elle n’a pas voté pour le challenger le plus sérieux du dictateur (preuve du bulletin de vote du challenger à l’appui) est payé (e) séance tenante à l’extérieur du bureau de vote;
  7. Chacun des deux candidats à l’élection présidentiel américaine a exercé son droit de parole en se déclarant unilatéralement vainqueur de l’élection, et ce quelques heures seulement après la fermeture des bureaux de vote, sans attendre ni la fin des opérations de dépouillement des bulletins de vote, ni la certification des résultats (certification qui aura lieu seulement après la date buttoir de la période légale des contentieux électoraux, le 8 décembre prochain).  Pour autant, aucun de ces candidats qui se sont unilatéralement déclarés vainqueurs n’a été embastillé ou mis en résidence surveillée comme d’usage au Cameroun, jusqu’à présent !!
  8. Après la fin des opérations de dépouillement des bulletins de vote, et en conformité avec le code électoral américain, l’un des candidats à l’élection présidentielle a déposé sa demande d’un recomptage et de l’examen minutieux de chaque bulletin de vote dans plusieurs États (régions) de la fédération américaine, et ce recomptage aura lieu au plus tard le 8 décembre prochain, avant toute certification du résultat de l’élection. Or au Cameroun, une telle demande de recomptage pourtant légale, déposée par Maurice Kamto pour confirmer sa victoire volée par Paul Barthélemy Biya Bi Mvondo à la dernière élection présidentielle fut tout simplement ignorée par ÉLECAM. Le passage en force du dictateur du Cameroun à chaque élection est toujours sans appel;
  9. La certification des résultats de l’élection présidentielle américaine n’aura pas lieu tant que le contentieux électoral déposé par l’un des candidats à l’élection ne sera pas soldé, contrairement au Cameroun où le passage en force du dictateur Paul Barthélemy fait loi;
  10. Aucun des candidats à l’élection américaine, y compris le Président en fonction, ne contrôle le processus électoral des USA, alors qu’au Cameroun,  le candidat Paul Barthélemy Biya Bi Mvondo contrôle tout le processus électoral de l’élection où il est lui-même candidat, devenant ce faisant juge et partie.
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Pour toute ces raisons, au-delà de toutes les apparences, le système électoral américain a fait montre d’une excellente robustesse qui justifie amplement sa réputation d’un des pays les plus démocratiques de notre planète. 

Ce faisant, le pays de l’oncle Sam est en train d’administrer une véritable leçon magistrale de la démocratie aux régimes despotiques et néocoloniaux du Cameroun et de l’Afrique francophone.

L’élection américaine n’a par conséquent rien à voir avec la mascarade électorale systémique en vigueur dans les régimes despotiques françafricains au Cameroun et en Afrique francophone.

Michael Fogaing, Porte-parole de Diaspora pour la Modernité-Diaspora for Modernity

N.B. : 

Diaspora pour la Modernité est une organisation de la société civile de la Diaspora camerounaise, pour qui l’espoir de l’avènement de l’indépendance des institutions démocratiques les unes des autres est la pierre angulaire de son activisme politique au Cameroun. Elle est basée au Canada.

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