38 ans de naïveté : LA FIN DE L’ORGUEIL

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On n’élimine pas une dictature par les urnes. Ça n’a jamais existé.Car en dictature, même si vous remportez 50 voix à zéro, vous perdrez par 1 voix contre 49 aux résultats officiels.

Ensuite, la dictature va décider elle-même jusqu’à quel niveau vous êtes son « opposant ». Elle va fabriquer des adversaires en plastique, car elle a besoin d’un faux rideau de crédibilité qui lui donne des allures démocratiques.

C’est ce qui lui permet d’exister à travers le temps.

Les vrais rivaux, les opposants véritables eux, seront victimes d’extrême propagande. Ils seront diabolisés, traqués, muselés, et combattus sous un oeil rouge injecté de sang, prêt à tuer s’il le faut.

Car il est question de pouvoir, et en dictature, le pouvoir ne se partage pas !

Donc, pour éliminer une dictature, la seule arme efficace, c’est la RÉVOLUTION populaire.

Car ceux qui ont retiré vos droits sans vous demander votre avis, ne vont jamais écouter vos avis non plus et vous les rendre

L’esclavage a duré 400 ans, jusqu’à ce qu’un jour, des gens décident de dire :  » ÇA SUFFIT ! », et de braver les interdits.

En résumé, votre liberté, vous devez vous l’ARRACHER ! Et vous devez le faire SANS AUTORISATION du bourreau.

Mahatma Ghandi, le vieil homme tout maigre et tout chétif qui a libéré l’Inde en 1947 appelait cela la DÉSOBÉISSANCE CIVILE !

Par ma voix, le MRC invite les acteurs libres et assoiffés de changement, le petit peuple ignoré, le Camerounais de la rue abandonné par l’absence de service social, le moto-taximan diplômé et démuni, le sauveteur victime d’injustice par la mairie, la bayam-sellam agressée par des huissiers zélés et cupides, les gens qui ne sont rien … en un mot la fameuse SOCIÉTÉ CIVILE, à prendre son destin en mains et à déclencher la prochaine grande mobilisation, en vue de faire partir le responsable en chef de leur misère.

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Celui qui pendant 38 ans, se payait une chambre à 25 millions la nuit à Genève, alors que 4 enfants mouraient par manque d’eau à Wollorde, et que Koumatekel perdait la vie devant un parvis d’hôpital.

Nous, le MRC, avons fait notre part le 22 septembre. Nous avons démystifié la police et les gaz lacrymogènes. Nous avons rendu ridicules les menaces d’Atanga Nji. Maintenant, malgré la répression, vous avez désormais le courage de marcher sans autorisation pour réclamer vos droits. Des droits bafoués par un groupe de barbares qui pensent que la violence est une loi.

Nous sommes au XXIe siècle. Il est temps de se réveiller.

Par Wilfried Claude Ekanga Ekanga

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