Olivier Madiba : RÉFLEXION POUR MES FRÈRES DOUALA

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Je lis qu’il y a des revendications sur la tribu des élites qui gèrent la ville de Douala. Nous voulons plus de Douala à des postes de pouvoirs de la ville.

Je commence par dire que je comprends le problème et les sentiments de mes pères et mères à sauvegarder notre patrimoine et à exiger qu’on ne deviennent pas étrangers chez nous.

Mais je nous invite aussi à poser la question qui dépasse une grande partie de notre tribu depuis : Pourquoi on est arrivés là ?

Mon humble avis est que Douala ne s’est pas bâtie avec l’argent des dualas en majorité. Combien d’immeubles, de centres commerciaux, de banques, de boutiques, etc de Douala sont possédés par des dualas ? Pas la majorité. Il y a des quartiers où on a même rien

Par contre dans les autres régions, combien de fils et filles investissent et possèdent leurs économies ?

Je sais que je vais me faire des ennemis en disant ça. Mais je pense que si on accepte sa part de responsabilité dans son « ndem » on peut réaliser qu’on peut arranger les choses soi-même sans attendre que les autres (Etat, Dieu, etc) nous sauve.

Nous avons presque perdu Douala parce que nous avons eu les mauvaises priorités. Combien de famille sawa ont fait prospérer leurs héritages ? Combien ne se sont pas lancé dans une course au confort à court terme en refusant les sacrifices et la discipline de ceux qu’on trouvaient « pas à notre hauteur » il y a quelques générations (oui vous savez de quoi je parle. On a tous eu ce discours de notre ego mal placé dans notre enfance sur les autre tribus).

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Bref mon ton est dur, parce que je suis aussi frustré que tous les enfants sawas qui voient notre tribu décliner. Mais ne confondons pas de combats.

Le combat des douala et de tout africain qui veut plus de respect et de pouvoir dans sa ville, son pays, son continent est un combat économique.

Marcher et invoquer le droit traditionnel ne changera pas grand chose: Travaillons, investissons. Reprenons la conscience que les grandes choses exigent du temps et de l’effort et surtout de la discipline.

La discipline n’a pas le « mpesa ». La discipline ne vit pas au dessus de ses moyens. La discipline planifie, se pose des questions difficiles.

La discipline assume ses erreurs pour se donner le pouvoir de changer les choses.

Ceci est un cri de mon cœur à la tribu qui m’a éduqué et qui m’a donné sa protection et son amour.

J’attends vos avis.

Source WhatsApp.

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