Hon. E. FOPOUSSI FOTSO: PEUPLE DU CHANGEMENT, NE NOUS TROMPONS PAS DE COMBAT

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C’est vrai que l’histoire parfois se répète, mais il est bon qu’elle ne se
répète éternellement. Car ce faisant, elle momifie le passé, fige le
présent et hypothèque l’avenir. Une nouvelle fois nous sortons d’une
victoire volée.

Une de plus, et peut-être même de trop, car il y en a
tellement eu depuis que le régime néocolonial qui gouverne le Cameroun depuis l’indépendance, a été contraint en 1990 d’accepter le pluralisme, que désormais plus personne ne nous croira quand nous la dénoncerons à nouveau. Un disque rayé quoi ! Et comme les fois précédentes, au lieu d’en tirer des leçons et de rechercher les voies et moyens pour se relever le plus rapidement possible et faire à ce que cela n’arrive plus jamais, l’opposition se plait, comme atteinte d’une malédiction, à commettre les mêmes erreurs.

Des pleurnicheries à n’en point finir, comme s’il était
possible d’attendrir la conscience morale des « créatures» de l’autre d’en face, pour reprendre la savoureuse expression d’un baron du régime, qui, du fait d’être des sous-produits du faux, de la corruption, du tribalisme et du totalitarisme politique, sont devenus de véritables prédateurs autistes, guidés par la seule règle qui prévaut chez des voleurs, à savoir que la fin justifie les moyens. Des anathèmes à tout vent qu’on se jette à la face sans discrimination et sans considération, comme si des partis frères étaient subitement devenus des adversaires.

En lieu et place d’un examen de conscience approfondi, afin que chacun voit s’il a vraiment donné le meilleur de lui-même pour que l’objectif commun soit atteint, à savoir chasser du pouvoir un régime maléfique qui maintient le Cameroun dans un obscurantisme politique et managérial sans nom depuis plus d’un demi-siècle et restaurer la démocratie au Cameroun afin qu’il prenne le chemin du progrès.

Pourtant, si on exclue quelques écarts liés à des égos
personnels surdimensionnés, attisés par des luttes de positionnement sur l’échiquier national, somme toute légitimes en politique, les principales forces de changement, surtout du côté des partis politiques, poursuivent le même objectif principal qui est de construire la démocratie et la bonne gouvernance au Cameroun et ne divergent qu’au niveau des visions idéologiques et des stratégies de lutte.
Avant et pendant les dernières élections présidentielles et surtout depuis la confirmation du coup d’état électoral de M. Biya par un conseil constitutionnel aux ordres, tous ont eu le temps de tirer les leçons du prix fort payé suite à l’entêtement puéril de chacun à s’accrocher à sa propre démarche.

Ensuite, ils sont témoins de toutes les difficultés qu’ils ont à convaincre ou à pousser le régime à respecter ses propres lois même si elles ne sont pas parfaites et surtout à mobiliser le peuple pour le contraindre au besoin à se soumettre ou à se démettre. Enfin, ils apprennent à leur dépends la cruelle désillusion de ceux qui naïvement comptent un peu trop sur la communauté internationale pour venir régler leurs problèmes internes, en particulier en matière d’élection en Afrique, alors que celle-ci n’écoute que le langage de ses intérêts, en particulier financiers. Pourtant, cette dernière, en décidant de ne pas observer ces
élections, donnait déjà un signal fort sur sa cécité volontaire face aux
dérives « démocratiques » de M. Biya qu’on observe depuis 1990.

En s’inspirant de la manière dont certains pays africains comme la Côte
d’ivoire en 2000, Madagascar en 2002, Kenya en 2007 ou plus récemment le Burkina Faso, ont réglé des situations similaires, ils ont enfin compris que l’unité d’action des forces de changement (partis politiques et société civile) dont le souhait a été si profond dans l’opinion avant et pendant les dernières élections, n’est pas un simple effet de mode.

La facilité avec laquelle M. Biya a forcé son passage en utilisant en
particulier Elecam, le commission nationale de recensement de votes et le Conseil constitutionnel, dont on connaissait à l’avance le degré de
dépendance à son endroit, et la difficulté à mobiliser les camerounais
pour le contrer, montrent que l’unité d’action est la seule voie
susceptible de garantir à l’heure actuelle une mobilisation populaire
massive et déterminée, seule en mesure de contrainte le régime au pouvoir à reculer. En la matière, la diaspora qui donne actuellement des sueurs froides au régime, montre la voie.

Par conséquent, un rapprochement entre les principales forces de
changement, ne serait-ce qu’à minima sur la mise en place des stratégies communes de lutte, est d’une exigence fondamentale, compte tenu de l’urgence qu’il y a à trouver des solutions à certains problèmes de fond dont le règlement conditionne notre vivre ensemble ainsi que la bonne tenue des prochaines échéances électorales que sont les municipales et les législatives attendues en 2019. Deux émergent, à savoir la neutralisation définitive de la grande machinerie de fraude du régime (loi électorale, administration, Elecam, justice, conseil constitutionnel etc.) ainsi que le retour de la paix dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest et la résolution du problème anglophone qui plonge des millions de camerounais
dans la marginalisation et même l’exclusion.

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Pour le démantèlement de l’infrastructure de fraude mise en place par le régime, il convient au préalable de noter qu’un certain nombre de méprises continuent à brouiller la compréhension de l’action de l’opposition et à limiter la portée de son combat. La première c’est qu’elle donne l’impression que la voie de la résolution de tous problèmes camerounais s’arrête à la conquête de la présidence de la république.

Or en réalité, elle va au-delà et passe par le démantèlement du régime politique qui depuis soixante ans a pris toutes les institutions du pays en otage y compris la présidence de la république, et les pervertit à volonté au gré de ses intérêts personnels et ceux de ses géniteurs et protecteurs occidentaux. Tant que ce régime reste dans ses ressorts constitutionnels et institutionnels actuels, rien de substantiel ne bougera et il pourra en particulier maintenir ou mettre à la présidence de la république comme dans n’importe quelle autre institution du pays, qui il veut, comme il veut et quand il veut, sans que rien ne change fondamentalement dans sa nature et son fonctionnement. En clair, tant qu’il est là, rien ne changera dans ce pays.

La deuxième méprise est ce qu’on peut qualifier de naïveté de l’opposition institutionnelle. En effet, depuis l’avènement du multipartisme et des lois de 1990 sur les libertés publiques, les associations et les partis politiques, en acceptant le jeu institutionnel tel que dessiné par ces lois, pour la plupart perverses et pleines de pièges, les partis politiques en général et l’opposition en particulier ont de facto opté pour la conquête du pouvoir par la voie électorale. C’était un gros risque, car il est de notoriété publique qu’une telle voie ne peut marcher que si tous les acteurs jouent le jeu de la démocratie. Or ça n’a jamais été le cas, puisque le régime en face, malgré les apparences trompeuses, a conservé en les renforçant, toutes les articulations et pratiques héritées de l’époque du parti unique et qui en font une authentique dictature.

Il n’a par conséquent eu aucune difficulté à imposer ses points de vue et à conserver le pouvoir aussi longtemps qu’il veut. L’opposition s’est
retrouvée ainsi victime de sa propre naïveté qui l’a mise totalement à la
merci du régime. Ce dernier en profite gloutonnement. Il a d’abord
commencé par la piéger en 1991 avec la fameuse Tripartite, véritable
poudre aux yeux qui n’a connu aucune suite concrète dans le sens du
renforcement du jeu démocratique. Elle en nourrira des regrets encore
pendant longtemps, car à posteriori, on s’aperçoit que seule une
conférence nationale souveraine à la mode à l’époque, pouvait lui
permettre de négocier à armes égales avec le gouvernement. Depuis lors, elle est condamnée à jouer le rôle pas très glorieux de simple caution d’une dictature, puisque qu’elle participe à un jeu dont les dés sont pipés à l’avance.

Les racines du drame du 7 octobre 2018 sont à rechercher dans cette double méprise qui relativise la portée de toutes les approches que l’opposition a essayées jusqu’ici pour enraciner le jeu démocratique au Cameroun et nulle part ailleurs. D’un autre côté, croire que pendant que l’incendie fait rage dans un logement collectif, on peut se sortir seul en jouant au petit malin avec le flammes, dans l’espoir de jouir seul de la gloire de la victoire sur le feu, ne peut conduire qu’à une cruelle désillusion.

De même, face au jeu pervers du régime qui attise cyniquement les multiples clivages ethniques du pays pour créer des divisions artificielles dont il en profite pour couvrir ses stratégies de fraudes électorales et ses penchants kleptocratiques, il revient à l’opposition qui a le devoir de rassurer pour le futur, la mission historique de cultiver le vivre ensemble qui seul garantit la survie de la nation. Cela commence par la mutualisation des forces du changement déjà mentionnée, au-delà de tous les clivages religieux, ethniques et linguistiques, afin de barrer la route à la menace de guerre entre tribus que le régime agite, en particulier dans les réseaux sociaux, par la bouche de certains de ses intellectuels organiques, pour distiller dans l’opinion la peur d’un
changement démocratique. Mais ne nous trompons pas, ce régime n’a pas été mis en place par une tribu, tout comme il n’a pas été créé pour servir une tribu. Il été mis en place pour veiller sur les intérêts coloniaux menacés par le nationalisme camerounais naissant. Au moment de l’indépendance, on disait que ce nationalisme était bamiléké et bassa.

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A partir de 1961, on y a associé les anglophones alors qu’ils ne comprennent pas une seule tribu.

Sous le règne d’Ahidjo, il revêtait un manteau nordiste particulièrement
sur le terrain économique. Depuis l’arrivée au pouvoir de Biya on le prête aux bamilékés pour ce qui concerne l’économie. Si vous observez bien, sous toutes les époques, peu importe le manteau qu’il revêt, il est toujours combattu par les intérêts coloniaux et ses serviteurs du régime.

Par conséquent, notre seul adversaire qui est le régime, afin de pénétrer tous les milieux et bien accomplir sa mission de garde chiourme, est articulé de telle façon qu’il doit comprend des éléments de toutes les tribus. Il peut aussi, au gré des circonstances et dans l’intérêt de se maitres, prendre la couleur de l’ethnie qui peut le servir le mieux, sans que celle-ci recueille la moindre dividende. Les trois régions du grand nord et les trois régions en grand sud en savent quelque chose.

Avec Ahidjo, on disait que le régime était nordiste, avec Biya on croit qu’il est béti, mais demain sil perdure, il pourra revêtir une peau bamiléké ou bakweri ou mbaya si les circonstances l’exigent sans que rien ne change a sa nature. Il continuera brader des pans entiers de notre économie tout en pillant le reste comme aujourd’hui. Une fois de plus, ne nous trompons ni de combat ni d’adversaire. Nous n’en avons qu’un pour l’instant, le régime néocolonial qui nous asservit depuis soixante ans. Il est fort et puissant. Il a des racines profondes et solides. Nous ne pouvons le vaincre qu’en étant unis.

Par conséquent, si les forces de changement en général et l’opposition en particulier tiennent à faire triompher une alternative crédible au régime en place afin d’accélérer l’enracinement de la démocratie et la relance du développement du pays, ils ne peuvent pas faire l’économie d’une révolution des mentalités en s’inscrivant radicalement dans la voie de la recherche d’une unité d’action. Pour vaincre toutes les hésitations et résistances, il est conseillé qu’elle soit progressive.

Elle peut démarrer par des stratégies communes de lutte, puis arriver à un programme commun piloté par un candidat unique aux élections présidentielles et des candidatures consensuelles pour les élections locales à travers une répartition de zones de compétition en fonction de l’implantation des partis et pourquoi pas, déboucher sur un gouvernement commun en cas de victoire.

La mutualisation des efforts de lutte s’impose comme exigence
existentielle, faute de quoi, l’opposition sera condamnée à une existence figurative et végétative sans issue, dont les rares gesticulations se limiteront a des disputes intestines sur fond de partage des prébendes procurées par la participation aux institutions et aux sempiternelles pleurnicheries après chaque simulacre d’élections, pour se donner un brevet de crédibilité, que le régime se fera le plaisir de calmer par quelques concessions de façade.

L’histoire nous apprend que lutter contre une dictature n’a jamais été une sinécure, car comme nous enseigne une sagesse populaire, aucun voleur n’a jamais remis de lui-même l’objet volé. C’est la même chose pour le voleur des élections.

L’opposition doit trouver le moyen de mettre en échec la très sophistiquée machinerie du régime qui, sous la couverture officielle du parti RDPC, une véritable mafia de prédation, a donné aux fraudes électorales une dimension quasi scientifique. Ainsi, elle a ses laboratoires (Enam, Elecam, commission national de recensement de votes, Conseil constitutionnel), ses chercheurs (conseillers techniques à la présidence et au premier ministère, membres du conseil électoral d’Elecam, thinks tanks ethniques, communicateurs internationaux etc.), ses techniciens de laboratoire (gouverneurs, préfets, sous-préfets, magistrats, commissaires de police, officiers de justice militaires, personnel d’Elecam), ses financiers (budgets de l’État, sociétés publiques, hommes d’affaires militants du RDPC, les milieux d’affaires françafricains) et ses agents commerciaux et autres communicateurs attitres ( intellectuels organiques du régime et medias de service).

A ce stade, elle fonctionne comme un monstre froid et sourd, au service
exclusif de son géniteur (régime au pouvoir). Lorsqu’elle est bien arrosée (M. Biya sait bien le faire, avant, pendant et après les élections), elle est capable de maintenir le système au pouvoir en lui donnant une coloration démocratique aussi longtemps qu’il le veut, nonobstant son degré de pourriture avancée et la quasi faillite dans laquelle il a plongé le pays, au risque en fin de compte, comme déjà vu ailleurs, de le plonger dans des convulsions meurtrières. Il en découle qu’à l’instar de toute dictature sure d’elle, le système Biya ne peut reculer que si les rapports de force lui sont défavorables.

Dans cette logique et pour revenir au contentieux de l’heure, à savoir le
coup de force électoral de M. Biya d’octobre 2018, le risque d’enlisement n’est pas loin maintenant que le voleur s’est déjà fondu dans la masse d’une légalité contestable. Du fond de leur cœur meurtri par 36 ans d’incurie ayant entrainé des souffrances profondes, les camerounais seraient reconnaissants à qui conque peut les débarrasser de ceux qui les ont frustrés une fois de plus de leur victoire comme en 1992 et rétablir leur souveraineté.

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Mais vu qu’une telle issue devient de plus en plus aléatoire, les mêmes causes produisant les mêmes effets, n’est-il pas judicieux pour certains d’arrêter de s’époumoner en continuant à crier « au voleur » alors que l’écho risque vite d’emporter, pour penser aux nouvelles stratégies qui peuvent permettre d’opposer au régime au pouvoir sans arrière-pensées et avec l’altruisme de ceux qui ne veulent que servir
leur peuple, un front commun solide, seul capable de le contraindre à
changer ou à s’effondrer ?

Il est vrai que beaucoup de camerounais continuent à douter de la
possibilité de renverser le régime Biya par la voie électorale. C’est
l’une des explications de la forte abstention qui s’exprime lors des
scrutins électoraux depuis un certain nombre d’années. Pourtant, à l’ère où, grâce à l’implosion des nouvelles technologies de l’information et de la communication (internet, téléphone, radio, télévision, réseaux
sociaux), le monde est devenu un petit village ou les expériences se
propagent et se partagent facilement, les élections, à défaut de conduire à une alternance démocratique, peuvent néanmoins ouvrir la voie à un changement plus radicale. En effet, une récurrence de la bêtise humaine comme c’est le cas pour le régime au pouvoir avec les fraudes électorales, peut servir de détonateur à un réveil de la conscience collective pour une révolte populaire salutaire contre l’autocratisme comme les exemples que nous avons déjà cités l’ont démontré et qui sait, déboucher sur d’authentiques bouleversements révolutionnaires porteurs d’espoir pour un ordre nouveau plus dynamique, plus créatif de valeurs et plus libérateur.

Il suffit simplement que lorsque l’heure de la lutte sonne, le peuple qui
souffre plus de la faillite du régime que les élites, se sentent en phase
avec ses leaders.

Pour ce qui concerne le retour de la paix dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest, ainsi que la résolution du problème anglophone, on sait que dans sa volonté obsessionnelle de conserver le pouvoir a tous les prix, le régime a profité de quelques revendications corporatistes et identitaires largement fondées d’ailleurs, pour ostraciser la population camerounaise d’expression anglophone qui représente près du quart de la population totale du pays et plonger les régions du sud-ouest et du nord-ouest dans une guerre civile dont les atrocités n’ont d’égal que celles connues pendant la guerre d’indépendance de triste mémoire des années cinquante et soixante.

La cohésion nationale menace de s’écrouler tandis que l’économie en paie un lourd tribut puisqu’elle a déjà perdu plus de deux points de croissance depuis deux ans, à cause de la paralysie de toutes les activités économiques dans ces deux régions.

Autre conséquence, plus d’un million d’inscrits sur les listes électorales dans ces deux régions anglophones du fait de la guerre, n’ont pas pu participer aux dernières élections présidentielles du 7 octobre 2018.

Une situation qui a faussé le jeu et certainement les véritables scores sur le plan national et particulièrement handicapé un parti comme le SDF dont les deux régions constituent quelques-unes de ses bases électorales.

Plus que pour le régime moribond qui a lié son sort à celui de cette guerre absurde qui n’était au départ pour lui qu’une diversion pour mieux frauder dans ces zones naturellement hostiles parti au pouvoir, l’histoire ne pardonnera pas à l’opposition actuelle de n’avoir pas tout fait pour sauver notre chère patrie dont elle reste en réalité le seul vrai défenseur. Une grande et belle nation aux potentialités immenses, fière de son unité dans sa diversité humaine, historique, culturelle et linguistique, restaurée dans sa grandeur actuelle et sa dignité en 1961 par quelques pères fondateurs patriotes, au prix du sang de millions de ses fils dont le grand et immortel Ruben Um Nyobe qui, avec ses camarades fondateurs de l’Upc, ont été les premiers des 1948, à inscrire la réunification dans un programme politique.

Neutraliser la grande machinerie de fraude du régime qui lui permet de
pervertir le processus démocratique camerounais depuis l’avènement du multipartisme, faire revenir la paix dans les régions du sud-ouest et du nord-ouest et résoudre la crise anglophone, voilà les deux défis qui
interpellent l’opposition camerounaise pour l’heure. C’est aux solutions
adéquates à leur donner que le peuple reconnaitra ses vrais amis, capables de mériter désormais son mandat. Tout le reste n’est que diversion.

Hon. E. FOPOUSSI FOTSO

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