Les priorités de Nadine Tinen, nommée à la tête de PwC pour l’Afrique francophone

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Stratégie, mutations, parcours, optimisation, fiscalité en Afrique… Nadine Tinen, qui vient d’être nommée Regional Senior Partner de PwC pour l’Afrique francophone subsaharienne, révèle en exclusivité à «La Tribune Afrique» ses missions prioritaires au sein de PwC et sa lecture de fiscaliste experte sur les questions macroéconomiques en Afrique. Objectif : faire progresser le chiffre d’affaires de la région de plus de 40% à horizon 2022.

 

La Tribune Afrique : Quelles sont les grandes lignes de la stratégie déployée par PwC en Afrique subsaharienne ?

Nadine Tinen : Nous partons du constat selon lequel l’Afrique comme le monde sont en profonde mutation. En Afrique, plus qu’ailleurs, nous avons bien conscience que l’environnement politique, économique et social est en mouvement et connaît une mutation sans précédent. Aussi, les avancées technologiques sont, selon nous, des opportunités pour l’Afrique, tout comme le renforcement du marché économique régional. La volonté et la raison d’être de PwC «To build trust in society & solve important problems» [construire la confiance au sein de la société et résoudre des problèmes importants, NDLR] impliquent notre participation active au développement de l’Afrique en accompagnant les acteurs de son développement : la société, les entreprises, la collectivité et le capital humain. Cela signifie de pouvoir libérer les énergies et d’imaginer ensemble l’étendue des possibles et construire l’Afrique de demain, qui va peser sur le destin du monde.

Cet engagement de contribuer activement au développement de l’Afrique constitue l’un des leviers de notre croissance pour être le leader des services professionnels innovants. Voici notre vision pour l’Afrique subsaharienne francophone qui est déclinée à partir de celle de PwC pour la France et l’Afrique francophone.

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Dans ce cadre, quelles seront les priorités de votre mandat ?

Notre démarche stratégique débouche sur trois missions prioritaires autour desquelles tournent également les priorités qui seront les miennes. Il s’agit d’abord de satisfaire les acteurs du développement ainsi que les collaborateurs qui participent au développement de PwC en Afrique et surtout au développement du Continent. Pour PwC, en Afrique comme ailleurs, l’humain reste au cœur du développement et au cœur de la stratégie. La dernière mission prioritaire et non des moindres, c’est de pouvoir transformer nos ressources, nos outils et nos organisations.

Nadine Tinen Tchangoum

En quoi consistera cette transformation que vous comptez mener ?

D’abord conduire le changement par une transformation de PwC en Afrique francophone subsaharienne, précisément la transformation de nos métiers et la transformation opérationnelle. Il est également question de travailler avec nos équipes et nos ressources humaines à promouvoir la culture de l’innovation et de la créativité. Cela va nous permettre de faire la différence dans l’accompagnement de nos clients au service de leur propre transformation. Cette transformation agile est aujourd’hui essentielle pour pouvoir relever les défis auxquels sont confrontés nos clients.

Parmi vos objectifs, vous indiquez vouloir vous positionner comme leader sur les services professionnels innovants. En quoi consistent ces «services professionnels innovants» ?

Lorsque l’on parle de services innovants, dans notre offre de conseil précisément, nous évoquons deux aspects. D’une part celui relatif aux Etats et aux services publics, et d’autre part l’aspect entreprises, notamment les champions nationaux et régionaux. En ce qui concerne les Etats, nous observons que la technologie représente une opportunité pour ces derniers de pouvoir améliorer leurs performances. Dans notre offre de service, nous proposons d’accompagner les services publics dans l’intégration de la technologie, notamment pour cibler les investissements qui sont adaptés aux priorités de développement de ces Etats.

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