OPÉRATIONNALISATION DE LA FORCE ARMÉE AFRICAINE (FAA) EN VUE DE RÉTABLIR LA PAIX ET L’ORDRE EN LIBYE

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Montréal, le 25 novembre 2017

OPÉRATIONNALISATION DE LA FORCE ARMÉE AFRICAINE (FAA) EN VUE DE RÉTABLIR LA PAIX ET L’ORDRE EN LIBYE

Message de l’Organisation Jeunesse Africaine à l’Union Africaine

Monsieur le Président de l’Union Africaine,

Par la présente, l’Organisation Jeunesse Africaine interpelle l’Union Africaine afin qu’elle fasse tout ce qui est en son pouvoir pour rendre opérationnelle l’armée continentale, la Force Armée Africaine (FAA), dans l’objectif premier de rétablir l’ordre et la paix en Libye et y mettre fin au drame en cours de la traite des migrants noirs.

L’Organisation Jeunesse Africaine considère que bien que la France soit indexée dans la destruction de ce pays, il est déraisonnable de vouloir que cette puissance étrangère vienne arranger le désordre qu’elle y a semé. D’abord parce qu’elle ne le fera pas, ensuite parce que c’est à l’Afrique que revient le rôle premier de mettre de l’ordre en Libye. Ce rôle se justifie, d’une part, par l’urgence de garantir sa propre sécurité interne et, d’autre part, par l’attribution d’une marque de reconnaissance au peuple libyen qui, sous Mouammar Kadhafi, était le plus grand pourvoyeur de fonds de l’Union Africaine, rôle qui, désormais, échoit à l’Union Européenne sans qu’on ne comprenne pourquoi. En plus être le pourvoyeur des fonds de l’Union Africaine, le peuple libyen sous Kadhafi était, jusqu’en 2011, la locomotive des projets futuristes sur le continent, à l’instar de ceux du Fonds Monétaire africain, de la monnaie unique africaine et du Satellite africain, des projets agricoles, académiques, sanitaires, hôteliers et énergétiques prévus à coût de milliards libyens à travers l’Afrique et devant tous être réalisés dès 2014. Dès lors, ne pas voler au secours des Libyens aujourd’hui abandonnés à eux-mêmes, ne pas le faire de façon décisive et radicale, en les libérant de l’emprise des terroristes, serait un manque de reconnaissance traduisant une légèreté face aux principes fondamentaux qui affermissent toute union qui se veut sacrée. Contrairement à ce que pensent certains chefs d’État et de gouvernement, la France et l’OTAN ne peuvent pas faire partie de la solution. L’histoire de quatre siècles d’esclavage et de colonisation sans lendemain de réparations nous renseigne à suffire sur les intentions des puissances qui assiègent l’Afrique.

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Pour parvenir à la réalisation de cette mission de rétablissement de l’ordre et de la paix en Libye, il urge de rendre opérationnelle la Force Armée Africaine (FAA), en l’équipant, en augmentant son effectif et en incluant dans sa charte une clause de non-agression précisant que l’agression d’un pays membre par une puissance étrangère entrainera la mobilisation de tous les autres. L’effectif de 5.500 hommes que compte la force africaine actuelle est insignifiant au regard des défis et des enjeux. À titre de comparaison, l’OTAN a un effectif de plus de 3 millions d’hommes actifs, la Chine un effectif de plus de deux millions, tandis que l’Inde, la Corée du Nord, la Russie et les États-Unis s’offrent chacun plus d’un million d’hommes actifs dans leurs rangs. À la lumière de ces exemples, la Force Armée Africaine devrait avoir, et juste pour un début, un effectif minimal de cent mille hommes, et son but premier sera de protéger les États Africains en cas d’agression venant de l’extérieur du continent, de même que de participer à toutes les missions de maintien de la paix à l’intérieur.

Monsieur le président de l’Union Africaine,

L’Afrique se sent en insécurité, et si elle l’est, c’est en raison de l’inexistence d’une telle force. Les forces nationales, prises individuellement, sont si faibles et si exposées qu’elles n’ont finalement pour mission que de contenir les aspirations d’émancipation de la jeunesse africaine, servant ainsi de tremplin aux forces extérieures.
L’Organisation Jeunesse Africaine réaffirme donc que la mission de rétablissement de l’ordre et de la paix en Libye échoit à la Force Armée Africaine et permettra à l’Union Africaine d’assumer sa part de responsabilité dans le désordre libyen. Cette responsabilité se situe à trois niveaux, à savoir:
1) La non-opposition claire de l’Union Africaine à la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies présentée par la France, le Royaume Uni et le Liban et adoptée le 17 mars 2011, laquelle avait donné le feu vert à l’agression de la Libye de Mouammar Kadhafi ;
2) L’absence de réaction de l’Union Africaine face aux drames successifs qui se sont joués sur les côtes méditerranéennes et qui avaient poussé, à maintes reprises, l’Organisation Jeunesse Africaine à exiger d’elle des mesures, exigences restées vaines.
3) L’abandon et la cession, à l’Union Européenne, du pouvoir de financer, sur les côtes nord-africaines et dans cette Libye où l’État est désormais absent, des organisations à la moralité douteuse dans le but de bloquer l’afflux des migrants Noirs, ce qui a conduit à l’esclavage en cours.

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La détermination de ces niveaux de responsabilité de l’Union Africaine face à ces drames qui nous accablent est cruciale dans la prise des mesures draconiennes qui permettront qu’ils ne reproduisent plus jamais. L’opérationnalisation de la Force Armée Africaine est une de ces mesures, et le vœu de la Jeunesse africaine est que cette question soit amplement traitée au 5è sommet de l’UA-UE des 29 et 30 novembre 2017.

Pour l’Organisation Jeunesse Africaine
Dr. Maurice NGUEPÉ
Le Secrétaire général

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